Diffamation : Kamitatou bientôt devant la barre pour affaire le concernant.
Le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi saisit la justice après des déclarations de l'ancien activiste.
L e député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a déposé une plainte pour diffamation contre Kamitatou après des déclarations tenues sur Gabon Télévision. La justice devra désormais déterminer si les accusations formulées sont fondées.
Libreville, 29 juillet 2026 – Le retour très médiatisé de Pierre-Wilfried Okoumba, dit Kamitatou, continue de faire des vagues. Cette fois, ce ne sont ni les réseaux sociaux ni les plateaux de télévision qui alimentent la polémique, mais la justice.
Selon un communiqué publié par le cabinet Kalmie Avocats Associés, l'ancien activiste de la diaspora fait désormais l'objet d'une plainte pour diffamation publique déposée par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, député de la Nation et ancien Directeur général de la Dette.
En cause, des déclarations tenues le 26 juillet dernier sur Gabon Télévision. D'après les avocats du parlementaire, Kamitatou aurait formulé des accusations et insinuations laissant entendre que Jean Gaspard Ntoutoume Ayi se serait enrichi de manière irrégulière dans l'exercice de ses fonctions publiques.
Une sortie médiatique qui pourrait désormais se transformer en bataille judiciaire. Car si la liberté d'expression autorise la critique, elle n'exonère pas de l'obligation d'apporter des preuves lorsque des accusations nominatives sont portées contre une personne.
Le communiqué est clair : l'objectif de la plainte est de permettre à l'autorité judiciaire de vérifier le bien-fondé des allégations formulées publiquement. Autrement dit, l'heure n'est plus aux slogans ni aux directs Facebook, mais aux éléments de preuve.
Cette affaire intervient alors que Kamitatou, de retour au Gabon après plusieurs années d'absence, multiplie les interventions médiatiques et les déclarations controversées. Un activisme qui lui vaut autant de soutiens que de critiques.
Comme le dit un vieil adage : « La parole est comme un œuf ; une fois cassé, il est difficile de le remettre entier. » Reste désormais à savoir si les accusations lancées sur le plateau survivront à l'épreuve du tribunal.
Une chose est certaine : entre le buzz et le juge, ce n'est pas toujours le buzz qui a le dernier mot.
