Gabon–Guinée équatoriale : Libreville et Malabo s'engagent à appliquer la décision de la CIJ sur leur frontière
Réunis à Addis-Abeba en marge du sommet de l'Union africaine, Libreville et Malabo ont signé un accord définissant les modalités d'application de la décision de la Cour internationale de Justice, une étape importante vers une résolution durable du content
L e Gabon et la Guinée équatoriale poursuivent le règlement de leur différend frontalier. Les deux pays ont signé, le 27 juillet 2026, un accord d'engagement conjoint visant à mettre en œuvre la décision rendue par la Cour internationale de Justice en mai 2025. Saluée par l'Union africaine, cette initiative renforce les perspectives de coopération et de stabilité en Afrique centrale.
ADDIS-ABEBA – Le Gabon et la Guinée équatoriale ont franchi une nouvelle étape dans le règlement de leur différend frontalier en signant, le lundi 27 juillet 2026, un accord d'engagement conjoint portant sur l'application de l'arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) rendu le 19 mai 2025. La signature est intervenue en marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine (UA), dans la capitale éthiopienne.
L'accord établit le cadre de mise en œuvre de la décision de la juridiction internationale et traduit la volonté des deux États de privilégier une approche concertée pour mettre un terme à un contentieux territorial qui a marqué leurs relations durant plusieurs années.
Le document a été signé par le ministre équatoguinéen des Affaires étrangères, « Simeón Oyono Esono Angüe », et le président de la Cour constitutionnelle du Gabon, « Dieudonné Aba'a Owono », en présence de plusieurs responsables africains et représentants diplomatiques.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le président du Conseil exécutif de l'Union africaine et ministre burundais des Affaires étrangères, « Édouard Bizimana », ainsi que l'envoyé spécial de l'organisation panafricaine, « Albert Shingiro ».
Prenant la parole à cette occasion, le président de la Commission de l'Union africaine, « Mahmoud Ali Youssouf », a salué une initiative qui illustre, selon lui, la capacité des États africains à privilégier les mécanismes de dialogue et les instruments juridiques pour résoudre leurs différends.
Au-delà de la mise en œuvre de la décision de la CIJ, cet accord ouvre la voie à un renforcement de la coopération entre Libreville et Malabo. En privilégiant le dialogue, le respect du droit international et le bon voisinage, les deux pays envoient également un signal positif en faveur de la stabilité et de l'intégration régionale en Afrique centrale.
