Crise de l’eau au Gabon : l’État décrète l’urgence hydrique et fixe de nouveaux tarifs
Libreville, 1er juillet 2026 Le gouvernement gabonais a déclaré ce mercredi l’état d’urgence hydrique sur tout le territoire, après la découverte d’un vaste trafic d’eau potable impliquant des agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).
U n réseau illégal démantelé : Selon le ministre Philippe Tonangoye, agissant sur instructions du président de la République, certains agents de la SEEG opéraient via des prête-noms et des groupements illégaux pour revendre l’eau à des prix exorbitants. Les cubitainers d’1 m³ étaient facturés entre 10 000 et plus de 20 000 FCFA, en violation de la loi n°011/2023 sur le secteur de l’eau.
Mesures d’urgence en vigueur Pour contrer la fraude, les autorités ont lancé une série de mesures immédiates : • Répression : 55 véhicules impliqués dans le trafic, appartenant majoritairement à des ressortissants étrangers, sont en cours de saisie. Les installations de stockage illégales seront recensées et détruites. • Distribution encadrée : Sapeurs-pompiers, Garde républicaine, Génie militaire et Gendarmerie assurent désormais la livraison d’eau. À Libreville, les commandes se font au numéro vert 18. • Nouveaux tarifs officiels : Le prix est plafonné et payable à la livraison auprès des forces de l’ordre : ◦ 3 000 FCFA le m³ (cubitainer) ◦ 600 FCFA le fût de 200 litres ◦ 300 FCFA pour 100 litres
Rappel au droit et appel au calme : Le gouvernement rappelle que l’accès à l’eau est garanti par l’article 37 de la Constitution. Seules les Forces de Défense et de Sécurité sont habilitées à gérer la distribution jusqu’à nouvel ordre.
Le président de la République appelle les agents de la SEEG au patriotisme pour un rétablissement rapide du service dans les robinets. Toute exploitation de la détresse des populations sera sanctionnée avec fermeté, prévient le communiqué, qui invite les citoyens à garder leur calme durant la gestion de la crise.
