Congrès extraordinaire de l’UDB : entre recomposition interne et enjeux de leadership
À l’approche du congrès extraordinaire de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), prévu du 4 au 6 juillet 2026 à Libreville, les regards se tournent vers une échéance décisive pour l’avenir de cette formation politique. Ce rendez-vous intervient dans u
A u cœur des enjeux figure la désignation d’un nouveau secrétaire général, appelé à remplacer Mays Mouissi, actuel ministre du Logement. Ce dernier, bien que membre du gouvernement, est critiqué en interne pour son manque d’impulsion dans l’animation du parti, ce qui a contribué à un essoufflement perceptible des activités politiques et de la mobilisation militante.
Plusieurs figures émergent pour lui succéder. Parmi elles, Eloi Nzondo, considéré comme un cadre expérimenté et proche des bases militantes, bénéficie d’un certain crédit auprès des structures locales. De son côté, Brice Laccruche Alihanga, personnalité politique connue et ancien directeur de cabinet présidentiel, suscite autant d’intérêt que de controverses, en raison de son parcours marqué par des épisodes judiciaires et son retour progressif sur la scène publique.
Ce congrès extraordinaire s’annonce donc comme un moment charnière pour l’UDB, confrontée à plusieurs défis majeurs. D’abord, celui de restaurer la cohésion interne dans un contexte de rivalités et de repositionnements stratégiques. Ensuite, la nécessité de redéfinir une ligne politique claire capable de mobiliser au-delà de son socle traditionnel, à l’approche des échéances électorales futures.
Enfin, le choix du prochain secrétaire général sera déterminant pour impulser une nouvelle dynamique et renforcer la crédibilité du parti sur l’échiquier politique national. Au-delà des personnes, c’est la capacité de l’UDB à se réinventer et à répondre aux attentes de ses militants et de l’opinion qui sera scrutée à Libreville.
