Oligui Nguema ouvre le débat sur l’instauration du vote obligatoire
Libreville, 15 juin 2026 Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a proposé lundi, devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, l’ouverture d’une réflexion nationale sur l’instauration du vote obligatoire afin de lutter co
F ace à une abstention devenue récurrente au fil des consultations électorales, le chef de l’État a estimé nécessaire d’examiner de nouvelles dispositions légales susceptibles d’encourager les Gabonais à exercer leur devoir civique. Cette réflexion devrait également porter sur l’amélioration de la crédibilité du fichier électoral.
« C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et sur la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire », a déclaré le président de la République devant les parlementaires.
Pour illustrer son propos, Brice Clotaire Oligui Nguema a évoqué l’exemple de certains pays européens où des sanctions administratives sont appliquées aux citoyens qui s’abstiennent de voter. Selon lui, ces mécanismes contribuent à maintenir un niveau élevé de participation électorale.
Le chef de l’État a également invité les élus à s’inspirer des expériences étrangères afin de trouver des solutions adaptées au contexte gabonais. « Inspirez-vous de ces mêmes lois pour qu’on arrête avec le transport des bœufs votants », a-t-il lancé, dénonçant certaines pratiques observées lors des périodes électorales.
Dans les pays où le vote obligatoire est en vigueur, cette mesure est généralement présentée comme un moyen de réduire les inégalités de participation, de réintégrer les électeurs abstentionnistes dans le processus démocratique et d’inciter les responsables politiques à s’adresser à l’ensemble du corps électoral.
Cette proposition du président de la République ouvre désormais un débat national sur l’opportunité d’inscrire ou non le vote obligatoire dans l’arsenal juridique gabonais, une réforme qui, si elle venait à être adoptée, constituerait une évolution majeure du système électoral du pays.
