Oligui Nguéma déclare la guerre aux salaires indécents des DG : Fini les 10 millions par mois dans le public
Lors de son discours sur l’état de la nation devant le Congrès réuni, le président Brice Clotaire Oligui Nguéma a mis les pieds dans le plat. Message clair : la gabegie salariale dans les établissements publics est terminée.
L e chef de l’État a dénoncé sans détour les rémunérations "indécentes" touchées par certains jeunes directeurs généraux : entre 6 et 10 millions de FCFA par mois. Un montant qu’il juge inacceptable quand une majorité de Gabonais peine à boucler les fins de mois.
Mais il ne s’arrête pas aux salaires de base. La charge vise aussi les Directeurs du comité exécutif. Pour le président, les sursalaires et les primes opaques ont transformé certains postes publics en véritables rentes. Avantages multiples, bonus non justifiés, compléments hors grille : autant de privilèges qui creusent les inégalités au sein de l’administration.
"Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures dans la République", a martelé Oligui Nguéma. Il exige une équité immédiate. Traduction : harmonisation des grilles, plafonnement des rémunérations, et transparence totale sur les primes accordées aux DG et membres de CODIR.
L’objectif affiché est double. Rétablir la justice salariale d’abord. Et redonner du sens au service public ensuite. Car payer un DG 10 millions quand l’agent de terrain gagne le SMIG, c’est, selon le président, une insulte à la nation.
Le ton est donné. La "guerre aux privilèges" commence par le portefeuille. Les établissements publics ont désormais l’obligation de revoir leurs copies. Les Gabonais, eux, attendent les actes.
