Coupe du monde 2026 : entre show XXL, premiers résultats serrés et couacs à répétition
La 23e édition de la Coupe du monde a officiellement démarré jeudi 11 juin au stade Azteca de Mexico. Un lancement historique, mais pas sans accrocs.
U ne cérémonie d’ouverture “à l’américaine”
Trois cérémonies d’ouverture étaient prévues : Mexico, Toronto, Los Angeles. À Mexico, la FIFA a misé sur le spectaculaire : 20 minutes de show, Shakira en tête d’affiche avec Burna Boy, J Balvin et Alejandro Fernández. L’Azteca, théâtre de Pelé et Maradona, a vibré sous les confettis et sombreros. Nouveauté 2026 : tous les joueurs, titulaires et remplaçants, sont réunis au rond central pour les hymnes, jusqu’à 52 footballeurs face à face. Gianni Infantino parle d’un “moment d’unité”. La presse étrangère reste contrastée : ambiance festive, mais organisation aux “limites” malgré l’enthousiasme des rues de Mexico.
Premiers résultats : déjà du spectacle Le coup d’envoi sportif a été donné par Mexique - Afrique du Sud 2-0, avec un premier but de Julian Quiñones à la 9e minute. Le Mexique termine à 9 contre 11 après 2 expulsions. Vendredi, les co-organisateurs ont pris le relais : • Canada 1-1 Bosnie-Herzégovine : premier point en Coupe du monde pour les Canucks. • États-Unis 4-1 Paraguay : carton “hollywoodien” au SoFi Stadium avec un doublé de Folarin Balogun. Plus large victoire US depuis 1930. Samedi, l’affiche Brésil - Maroc a tenu ses promesses : 1-1, duel intense et de classe. Les Lions de l’Atlas ouvrent par Saibari, Vinicius Jr égalise. Le match nul “confirme que les Lions seront difficiles à jouer”. Dimanche 14 juin, Pays-Bas 0-0 Japon à la mi-temps à Dallas, et Australie 2-0 Turquie déjà terminé. Polémiques et couacs : l’ombre avant la lumière.
Avant même le coup d’envoi, les controverses se sont accumulées : 1. Visas et contrôles discriminatoires : L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, meilleur arbitre africain 2025, refoulé aux USA malgré un visa valide. L’attaquant irakien Aymen Hussein retenu 7h à Chicago. L’Iran doit baser son camp à Tijuana au Mexique et franchir la frontière uniquement avant ses matchs à cause des tensions Washington-Téhéran. L’équipe du Sénégal fouillée sur le tarmac à Raleigh. 2. Politique et sport : Les Allemands, marqués par le fiasco “One Love” et le geste de la main sur la bouche au Qatar 2022, ont reçu comme consigne de “séparer sport et politique”. 3. Enjeux logistiques et environnement : Mondial à 48 équipes et 104 matchs sur 3 pays et 4000 km entre Mexico et Toronto. Bilan carbone estimé à 9 millions de tonnes de CO2, soit les émissions annuelles de Paris. 80-90% viennent du transport des spectateurs. 4. Liaison FIFA-USA critiquée : Soupçons de favoritisme lors de l’attribution au trio nord-américain, critères commerciaux mis en avant pour “avantager le dossier américain”.
Infantino assure que la FIFA est “prête” et veut tourner la page des sujets qui fâchent. La compétition est lancée jusqu’au 19 juillet à New York. Reste à voir si le ballon fera oublier les couacs.
