USTM - Franceville : le non-paiement des vacations bloque les cours
À l'Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), à Franceville, le second semestre peine à démarrer. Derrière les amphithéâtres silencieux et les emplois du temps à l'arrêt se cache une vieille dette : les vacations de l'année académique 2024-2
C ette décision frappe de plein fouet le fonctionnement de l'établissement. Dans une université confrontée à un déficit chronique d'enseignants, la majorité des cours du second semestre repose justement sur ces heures additionnelles. Résultat : les salles de classe se vident, les programmes académiques prennent du retard et l'inquiétude gagne les étudiants, qui voient se profiler le spectre d'une année universitaire perturbée.
Pour le Syndicat national des enseignants et chercheurs de l'USTM, il ne s'agit pas d'un mouvement d'humeur mais d'une question de respect des engagements. Les enseignants estiment qu'ils ne peuvent continuer à accumuler des heures de travail alors que celles déjà effectuées n'ont toujours pas été rémunérées.
Une situation qui met en lumière les difficultés persistantes de gestion auxquelles fait face l'enseignement supérieur gabonais.
Si aucune solution n'est trouvée rapidement, l'USTM pourrait replonger dans un scénario que l'université croyait révolu : celui du chevauchement des années académiques. Un risque qui menace non seulement le parcours des étudiants, mais également la crédibilité d'un établissement censé former les compétences de demain.
