Interdiction des sacs plastiques au Gabon : la résistance coupable des commerçants face à une réforme environnementale
Après plusieurs mois de relative accalmie, l’interdiction des sacs plastiques à usage unique refait surface avec fermeté au Gabon. Si les autorités ont accordé une période de sensibilisation et de tolérance, force est de constater que de nombreux commerça
D ans les marchés, les épiceries et les commerces de proximité, les sacs plastiques interdits ont progressivement réapparu, comme si la loi n’avait jamais existé. Cette situation révèle non seulement un manque de civisme, mais aussi une volonté manifeste de contourner les règles, au détriment de l’intérêt collectif. Pourtant, la direction générale de l’Environnement et de la protection de la Nature avait clairement annoncé une phase pédagogique destinée à accompagner les acteurs économiques vers des alternatives durables.
Aujourd’hui, le ton a changé. Place à la répression. Les récentes opérations de terrain menées par les autorités ont permis la saisie de quantités importantes de sacs plastiques illégaux. Une action nécessaire face à l’inertie, voire à l’obstruction, de certains commerçants qui persistent à privilégier leurs marges au détriment de la santé publique et de la préservation des écosystèmes.
Car il ne s’agit plus simplement d’une question de réglementation commerciale. L’usage massif de sacs plastiques constitue une menace directe pour les villes, les cours d’eau et la biodiversité du pays. En continuant de distribuer ces produits interdits, les commerçants réfractaires se rendent complices d’une dégradation environnementale dont les conséquences seront durables.
Face à cette situation, les autorités sont désormais attendues sur la rigueur et la constance dans l’application des sanctions. L’impunité ne saurait être une option. Quant aux commerçants, ils doivent comprendre que le temps de la tolérance est révolu : respecter la loi n’est plus un choix, mais une obligation.
