107 agents des Impôts prêtent serment au tribunal de Libreville
Rigueur et respect de la loi au cœur de la collecte fiscale
L ibreville, 17 mai 2026 - Moment solennel au Tribunal de première instance de Libreville. Samedi 16 mai, 107 agents de la Direction générale des Impôts, dont 106 Inspecteurs centraux et un Contrôleur, ont prêté serment devant la justice, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et de la Dette.
Un acte juridique qui change tout : Présidée par Jean Gaël Doumbeneny, président du Tribunal, la cérémonie s’appuie sur l’article 24 du décret n°860/PR/MFP du 20 août 1981. En prononçant la formule « Je jure et promets de remplir bien et loyalement avec exactitude et fidélité mes fonctions… », les 107 impétrants ont acquis la qualité d’officiers de police judiciaire à compétence spéciale. Concrètement : ils sont désormais habilités à rechercher, constater et verbaliser les infractions fiscales, sous la direction du parquet.
Le rappel ferme de la loi : Le procureur de la République adjoint, Bekwissi Itoudjangoue Bridon Romaric, a été clair : « Chaque acte illégal sera relevé, instruit et sanctionné. Le serment devient une lourde charge contre ceux qui trahissent la confiance de l’État. » Le message est double. Pour les contribuables : la lutte contre la fraude s’intensifie avec des agents assermentés. Pour les agents : le serment n’est pas une formalité, mais un engagement pénal. Tout manquement expose à des poursuites.
L’éthique du service public comme boussole : Clôturant l’audience, Jean Gaël Doumbeneny a insisté sur la portée morale du serment : intégrité, loyauté, responsabilité. Il a salué le parcours des nouveaux agents, formés dans de grandes écoles de la sous-région et d’Europe, et les a appelés à « exercer avec probité, rigueur et professionnalisme ».
Pourquoi c’est important : 1. Renforcement de l’État de droit fiscal : La collecte de l’impôt repose désormais sur 107 officiers assermentés supplémentaires, dotés de pouvoirs d’enquête. 2. Protection du contribuable : Seul un agent ayant prêté serment peut dresser un procès-verbal valable devant les tribunaux. 3. Signal de transparence : À l’heure où le gouvernement traque les niches d’évasion, la justice place les agents des Impôts sous sa surveillance directe.
Avec cette prestation de serment, l’administration fiscale gabonaise se dote d’un bras armé judiciaire. Entre rigueur de la loi et exigence de rendement, le message est passé : la collecte des recettes publiques devient une mission de police républicaine.
