« 7 milliards pour des bœufs… mais jusqu’à présent le steak est où ? » : Raymond Ndong Sima tente d’éteindre l’incendie
Entre images télévisées, sarcasmes sur les réseaux sociaux et demandes de transparence, le projet bovin de Ndendé continue de faire rire… et grincer des dents au Gabon.
A ccusé par une partie de l’opinion d’avoir piloté un « élevage invisible » malgré un financement de 7,2 milliards de FCFA, Raymond Ndong Sima est sorti du silence pour défendre le projet bovin lancé durant la transition. L’ancien Premier ministre rappelle que des images des bœufs ont été diffusées à la télévision nationale et que le site de Ndendé avait été visité officiellement par les autorités de la transition, dont Brice Clotaire Oligui Nguema. Mais malgré cette défense, les Gabonais continuent de réclamer des résultats visibles et surtout des retombées concrètes dans leurs assiettes.
Au Gabon, il y a désormais deux grands mystères nationaux : la disparition des coupures d’électricité… et surtout le fameux projet bovin à 7,2 milliards de FCFA piloté pendant la transition par Raymond Ndong Sima. Depuis plusieurs jours, le sujet enflamme les réseaux sociaux, les bars, les taxis et même les réunions de famille où chacun joue désormais le rôle d’auditeur financier improvisé. Une question revient partout avec l’insistance d’un moustique à 3 heures du matin : « Les 7 milliards-là ont produit quoi exactement ? » Face aux critiques, l’ancien Premier ministre est monté au créneau pour défendre son projet bovin, dénonçant une campagne de dénigrement orchestrée contre lui. Selon lui, les Gabonais oublient un peu trop vite que des images des bœufs avaient bien été diffusées à la télévision nationale, que OLIGUI NGUEMA à cette époque encore Président a de la Transition avait visité le site de Ndendé et que plusieurs séquences officielles avaient montré des vaches bien réelles.
En gros, pour Raymond Ndong Sima, dire aujourd’hui que le projet est invisible reviendrait presque à accuser la télévision nationale d’avoir fait un film Marvel version élevage : des vaches en images de synthèse, des bœufs générés par intelligence artificielle et un ranch sorti directement de ChatGPT. Mais sur le terrain, beaucoup restent sceptiques. Car au Gabon, quand on annonce 7 milliards pour des bœufs, les populations s’attendent au minimum à voir : du lait moins cher ; la viande devenir accessible ; des boucheries remplies ; ou au moins un steak “made in Ndendé” dans les assiettes. Pour l’instant, plusieurs internautes ironisent déjà : « On a vu les vaches seulement à la télé, un peu comme les dragons dans Game of Thrones. » D’autres demandent même si les bœufs n’auraient pas pris la nationalité française après leur arrivée au port d’Owendo tellement ils sont devenus introuvables depuis.
Dans sa sortie, Raymond Ndong Sima assure pourtant n’avoir touché ni salaire, ni prime, ni véhicule dans cette affaire. Une précision qui, sur les réseaux sociaux, a provoqué une autre vague de commentaires moqueurs : « Donc même les bœufs n’ont pas encore cotisé pour le carburant ? » Au fond, cette polémique traduit surtout le divorce grandissant entre les grands discours publics et les attentes concrètes des Gabonais. Car aujourd’hui, une partie de l’opinion ne veut plus seulement voir des cérémonies, des visites officielles ou des images à la télévision. Elle veut des résultats visibles, palpables… et si possible comestibles. Une chose est certaine : tant que les Gabonais ne verront pas clairement ce que les fameux 7 milliards ont produit, cette histoire continuera à alimenter les débats… avec humour, colère et beaucoup de sarcasme à la gabonaise.
