Ruptures de médicaments : l’État impose la centralisation pour rétablir l’approvisionnement
Centralisation des achats et réformes structurelles pour sécuriser l’approvisionnement
L a journée portes ouvertes de l’Office pharmaceutique national (OPN), tenue vendredi dernier, a marqué un tournant dans la politique d’approvisionnement en médicaments au Gabon. À cette occasion, la ministre de la Santé a annoncé la centralisation à 70% des achats publics, une mesure destinée à juguler les ruptures de stocks.
Cette stratégie repose sur la massification des commandes, permettant de négocier de meilleurs tarifs auprès des laboratoires, tout en assurant une répartition plus équitable des médicaments entre les structures sanitaires. Elle ambitionne également de réduire la dépendance aux circuits d’approvisionnement opaques, souvent sources de dysfonctionnements.
Malgré son implantation dans les capitales provinciales, l’OPN n’a pas encore pleinement répondu aux attentes, comme en témoignent les pénuries persistantes observées dans plusieurs établissements de santé. Cette situation met en lumière les limites du système actuel et l’urgence d’une réforme en profondeur.
Dans cette optique, la digitalisation de la chaîne d’approvisionnement et la sécurisation des paiements apparaissent comme des leviers essentiels pour anticiper les besoins et fiabiliser le dispositif. Au-delà de son aspect institutionnel, la journée portes ouvertes visait aussi à rassurer les partenaires sur la capacité de l’OPN à se réinventer.
