Crise dans l’enseignement confessionnel au Gabon : suspension des cours et appel à l’arbitrage présidentiel
En sit-in depuis plus d’une semaine à Libreville, les enseignants exigent la régularisation de leur situation administrative et durcissent leur mouvement
L e collectif des enseignants de l’Éducation nationale issus du secteur confessionnel poursuit sa mobilisation devant le ministère de la Fonction publique à Libreville. Installés en sit-in depuis le 27 avril, ils réclament la régularisation de leur situation administrative, qu’ils estiment bloquée malgré plusieurs démarches engagées. Après plusieurs jours d’attente sans avancée tangible, le mouvement a franchi une nouvelle étape avec une décision majeure annoncée lors d’un point de presse tenu le 4 mai sur leur lieu de mobilisation.
Les enseignants affirment que leurs dossiers administratifs demeurent sans traitement effectif, ce qui freine leur reconnaissance pleine et leur intégration dans le système éducatif national. Ils dénoncent une accumulation de retards et un manque de réponse concrète des autorités compétentes. Selon eux, cette situation crée une précarité professionnelle persistante et fragilise leur statut au sein des établissements confessionnels. Leur revendication centrale reste une régularisation claire, complète et définitive de leur situation.
Face à l’absence de solution, le collectif a décidé de suspendre les cours à compter du 4 mai. Cette mesure, présentée comme une action de pression, affecte directement le fonctionnement des établissements concernés ainsi que la continuité pédagogique des élèves. Les enseignants reconnaissent le caractère contraignant de cette décision, mais estiment qu’elle est devenue nécessaire pour faire entendre leurs revendications après une période prolongée de mobilisation sans résultat concret.
Dans ce contexte de tension persistante, le collectif appelle désormais à l’intervention du président de la République afin d’obtenir un arbitrage au plus haut niveau de l’État. Cette sollicitation traduit une volonté de sortir d’un blocage administratif jugé durable. En attendant une réponse institutionnelle, l’incertitude demeure sur la durée de la suspension des cours et sur l’issue de ce mouvement, qui met en lumière des dysfonctionnements administratifs persistants dans le secteur éducatif confessionnel.
