Le gouvernement encadre la fonction de chef de quartier dans les communes gabonaises
Un renforcement de capacité dans le cadre de la matérialisation de la politique nationale de décentralisation.
U ne reconnaissance du travail de proximité de nos chefs de quartiers.
Le projet de décret instituant la fonction de chef de quartier en République gabonaise marque une étape importante dans l’organisation de l’administration municipale. Jusqu’ici exercée de manière informelle, cette fonction serait désormais dotée d’un cadre juridique clair, avec des conditions d’accès, des missions précises et des avantages définis.
Selon le texte, le chef de quartier sera considéré comme un auxiliaire de l’administration municipale, désigné par arrêté du maire après consultation des notables du quartier et une enquête de moralité. Son mandat serait fixé à cinq ans, renouvelable. Pour prétendre à cette responsabilité, le candidat devra notamment être de nationalité gabonaise de naissance, âgé d’au moins quarante ans, résider depuis au moins dix ans dans le quartier concerné et jouir d’une bonne moralité.
Le projet de décret précise également les attributions de cette autorité de proximité, réparties en quatre volets : administratif, social, sécuritaire et foncier. Dans la pratique, le chef de quartier sera appelé à jouer un rôle d’interface entre les populations et la mairie, à contribuer à la cohésion sociale, à remonter les préoccupations sécuritaires et à participer au suivi des questions liées au foncier.
Des avantages encadrés En contrepartie de ses responsabilités, le chef de quartier bénéficiera d’une indemnité mensuelle, d’un uniforme d’apparat et d’une dotation annuelle. Le texte prévoit aussi les causes de cessation de fonctions, afin de mieux encadrer l’exercice de cette mission de proximité. Une obligation de secret professionnel, qui demeure même après la fin des fonctions, vient renforcer les exigences de discrétion et de responsabilité.
À travers ce projet de décret, les autorités entendent professionnaliser une fonction essentielle à la gouvernance locale et renforcer le lien entre l’administration communale et les populations. Une réforme qui pourrait contribuer à une meilleure gestion des quartiers et à une plus grande proximité de l’action publique avec les citoyens.
