AGROPAG : entre ambitions nationales et premières frictions au sommet ?
Nommé récemment Président du Conseil d’Administration de la Société Agro-Pastorale du Gabon (AGROPAG), l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima incarne la volonté des autorités de faire de l’agro-pastoral un pilier de la souveraineté alimentaire et de
C ette nomination s’inscrit dans une dynamique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avec des objectifs clairs : réduire la dépendance aux importations, structurer les filières agricoles et stimuler l’emploi rural. Sur le papier, la feuille de route est ambitieuse.
L’absorption annoncée de la SAEG, la mise en place de pôles de production intégrés et le renforcement de l’accompagnement des producteurs devraient permettre d’accélérer la transformation du secteur.
Toutefois, selon plusieurs sources concordantes, le fonctionnement interne de l’AGROPAG connaîtrait déjà quelques zones de turbulence. En coulisses, certains observateurs évoquent un sentiment d’« étroitesse » que ressentirait le PCA dans ses marges de manœuvre, notamment face à une direction exécutive qui refuse l'ingérence dans la gestion courante.
Des divergences de vues apparaîtraient également entre le Président du Conseil d’Administration et la Direction générale, notamment sur les priorités opérationnelles et le rythme de mise en œuvre des réformes.
Si aucune déclaration officielle ne confirme ces tensions, ces signaux interrogent sur la gouvernance de cette structure stratégique.
Dans un contexte où les attentes sont fortes, la réussite de l’AGROPAG dépendra autant de la clarté de sa vision que de la cohésion de son leadership.
