Retour du vote électronique à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale remet en service le vote électronique pour plus de transparence et d’efficacité, après une pause de plus de dix ans. Députés formés, écrans allumés.
À l’Assemblée nationale, les mains se lèvent moins, mais les écrans parlent davantage. L’institution remet en service un système de vote électronique, abandonné après la destruction de l’ancien hémicycle en 2013 2014, et le replace au cœur de la 14e législature, en phase avec son règlement intérieur qui prévoit expressément ce mode de scrutin.
Concrètement, chaque député dispose désormais d’un boîtier individuel. D’abord, il signale sa présence par un bouton dédié, puis se prononce : vert pour le « oui », rouge pour le « non », jaune pour l’abstention, tandis qu’un autre bouton enregistre la présence en séance.
En quelques secondes, le résultat s’affiche en temps réel sur les écrans de la salle, mettant fin aux tergiversations du comptage manuel. Une phase de simulation et un accompagnement technique ont permis aux élus de dompter l’outil avant son déploiement effectif.
Dans l’hémicycle, certains députés saluent une « petite révolution silencieuse », rappelant que le texte interne n’attendait que l’outil pour être pleinement appliqué. L’enjeu dépasse le gadget technologique : il s’agit de gagner en efficacité, en traçabilité des votes, mais aussi en crédibilité auprès d’une opinion souvent méfiante. À l’heure où la modernisation institutionnelle est scrutée, la transparence, au Gabon, se joue aussi au bout d’un clic.
