Fuite de pétrole à Coucal : Perenco relance le nettoyage et assure que la situation est sous contrôle.
Près d’un an après l’incident survenu dans la province de la Ngounié, l’opérateur pétrolier affirme que les analyses environnementales ne révèlent aucune contamination des eaux et que les opérations d’assainissement se poursuivent.
À la suite d’informations évoquant une possible reprise de la pollution liée à la fuite de pétrole d’avril 2025 sur le site de Coucal, Perenco Oil & Gas Gabon a tenu à apporter des précisions. L’entreprise assure que plusieurs analyses environnementales n’ont détecté aucune présence d’hydrocarbures dans l’eau et annonce la poursuite des opérations de nettoyage pour sécuriser totalement la zone.
Près d’un an après la fuite de pétrole survenue dans la nuit du 5 au 6 avril 2025 sur le site pétrolier de Coucal, dans la province de la Ngounié, l’entreprise Perenco Oil & Gas Gabon (POGG) a publié un communiqué afin de répondre aux informations faisant état d’une possible réapparition de la pollution dans la zone.
Selon l’opérateur, l’incident avait été immédiatement signalé aux autorités compétentes, notamment à la Direction générale de l’Environnement et de la protection de la nature ainsi qu’à la Direction générale de l’Amont pétrolier et gazier, conformément aux procédures réglementaires en vigueur.
Les travaux de dépollution ont débuté dès le 6 avril 2025 et se sont poursuivis jusqu’au 25 juillet de la même année. Ces opérations ont mobilisé à la fois les équipes techniques de l’entreprise, les autorités administratives locales et des membres des communautés riveraines. Parallèlement, plusieurs contrôles environnementaux ont été menés afin d’évaluer l’impact de l’incident.
D’après Perenco, des analyses réalisées en avril 2025 par la Direction générale des Études et laboratoires n’ont révélé aucune trace d’hydrocarbures dans les échantillons d’eau prélevés, y compris dans le forage servant à l’approvisionnement en eau des populations locales. Trois autres campagnes d’analyses menées par un cabinet indépendant sur les eaux et les sédiments de la rivière Mbari ont abouti aux mêmes conclusions.
Cependant, des tests effectués sur les sols en novembre 2025 ont mis en évidence quelques remontées localisées d’hydrocarbures, un phénomène que l’entreprise attribue notamment aux fortes précipitations enregistrées dans la zone. Face à cette situation, une mission conjointe réunissant les autorités administratives et les équipes techniques s’est rendue sur le site du 11 au 13 février 2026 pour évaluer l’évolution de la situation et encadrer la reprise des opérations de nettoyage.
L’entreprise affirme par ailleurs que les analyses récentes des eaux résiduaires ne montrent aucune contamination. De nouveaux prélèvements ont toutefois été demandés afin de rassurer les populations et de maintenir un suivi environnemental rigoureux.
Perenco assure enfin rester pleinement mobilisée pour la protection de l’environnement et la sécurité des communautés vivant à proximité du site, tout en poursuivant les opérations d’assainissement engagées dans la zone.
