Bitam–Oyem : un axe routier en souffrance, les populations tirent la sonnette d’alarme
Longue d’environ 75 kilomètres, la liaison entre Bitam et Oyem, considérée comme l’un des corridors routiers majeurs du nord du Gabon, se détériore de jour en jour. Jadis praticable et relativement fluide, cette voie essentielle présente désormais un visa
A u quotidien, transporteurs, commerçants et simples usagers en paient le prix fort. Les trajets s’allongent, les véhicules s’usent prématurément, les pannes se multiplient et les dépenses d’entretien explosent. À cela s’ajoute un risque accru d’accidents. Pendant la saison des pluies, certaines sections deviennent presque impraticables, transformant le déplacement en véritable épreuve.
Face à cette situation, les riverains réclament une intervention rapide des pouvoirs publics. Ils demandent non seulement une réhabilitation sérieuse de la route, mais aussi un suivi régulier afin d’éviter que les dégradations ne réapparaissent.
Bien plus qu’une simple infrastructure, cet axe représente une artère économique et sociale capitale pour la province du Woleu-Ntem. Son état actuel pose question et appelle des mesures urgentes et concrètes.
Enfin, sur le terrain plusieurs voix s’élèvent déjà entre Bitam et Oyem pour alerter sur les conséquences économiques à long terme. Les producteurs agricoles peinent à cheminer leurs récoltes vers les marchés, les prix du transport grimpent et certaines localités se trouvent temporairement enclavées. Pour de nombreux acteurs locaux, laisser cet axe stratégique se dégrader davantage reviendrait à freiner le développement de toute la province, voire du nord du Gabon tout entier, d’où l’urgence d’un plan action clair, durable et immédiatement opérationnel
