Doctorat du Procureur Général : Le Clan Bongo Valentin porte un signalement académique contre Eddy Minang.
Une démarche officielle qui alimente les tensions politiques et académiques autour d’Eddy Minang.
L e 23 février 2026, les avocats de Sylvia Bongo Ondimba et de Noureddin Bongo Ondimba ont officiellement saisi les autorités françaises au sujet du doctorat d’Eddy Narcisse Minang, Procureur général près la Cour d’appel de Libreville. Juridiquement encadrée, la procédure de retrait d’un doctorat en France ne saurait concerner des décisions professionnelles postérieures à la soutenance. Plusieurs observateurs dénoncent une tentative de déstabilisation institutionnelle.
L’affaire judiciaire impliquant les proches de l’ancien président Ali Bongo Ondimba connaît un prolongement inattendu en France. Les conseils de Sylvia et Noureddin Bongo ont saisi les autorités de l’enseignement supérieur pour contester le doctorat en droit d’Eddy Narcisse Minang.
Magistrat de carrière et actuel Procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang est titulaire d’un doctorat obtenu à l’Université Panthéon-Assas en juillet 2023, à l’issue d’une soutenance régulière portant sur le droit pénal gabonais. Aucun élément ne remet en cause la validité scientifique de sa thèse ni les conditions académiques de son obtention.
La démarche des avocats repose sur l’argument du serment doctoral instauré en France depuis 2022, qui engage les docteurs à exercer leurs responsabilités avec intégrité. Toutefois, en droit français, l’annulation d’un doctorat est strictement limitée aux cas de fraude académique avérée plagiat, falsification de données ou manquement grave aux règles scientifiques. Elle ne peut être fondée sur des décisions professionnelles ultérieures, prises dans le cadre légal des fonctions exercées.
Assimiler l’action d’un magistrat dans l’exercice de ses missions régaliennes à une violation académique constituerait un précédent inédit et juridiquement fragile. Le diplôme sanctionne une compétence scientifique acquise et validée à un moment précis ; il ne constitue pas un outil de sanction disciplinaire lié à une carrière publique.
Dans un contexte marqué par des tensions judiciaires persistantes, plusieurs analystes estiment que ce signalement s’apparente davantage à une tentative de pression symbolique qu’à une contestation fondée en droit. En l’absence de fraude démontrée, la solidité du système universitaire français et son attachement à l’autonomie académique rendent hautement improbable toute remise en cause du grade obtenu.
Au-delà de la polémique, cette séquence soulève une question plus large : celle du respect des institutions judiciaires et de la séparation des sphères académique et politique. À ce stade, aucune procédure de retrait n’a été engagée, et le doctorat d’Eddy Narcisse Minang demeure pleinement valide.
Pour ses soutiens, cette offensive ne fait que renforcer la nécessité de défendre l’indépendance de la justice et la stabilité des institutions gabonaises face aux pressions extérieures.
