Police judiciaire : le Procureur de la République Dick Fabrice rappelle les OPJ à l’ordre
Le message est clair et sans équivoque. À peine installé à la tête du parquet de Libreville, le procureur de la République, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a décidé de remettre l’ordre procédural au cœur de l’action judiciaire. Plus question de tolérer les
E ntré en fonction le 9 janvier 2026, le chef du ministère public a entrepris une vaste tournée de sensibilisation au sein des services de police judiciaire de la capitale. Des commissariats de Belle-Vue et Sogatol à la Direction générale des recherches (DGR), en passant par la Brigade-Sud, il est allé à la rencontre des Officiers de police judiciaire (OPJ) pour rappeler les fondamentaux de leur mission.
S’appuyant sur les articles 20 et 21 du Code de procédure pénale, le procureur a réaffirmé que la police judiciaire agit sous l’autorité directe du parquet. Il a insisté sur le strict encadrement de la garde à vue, dont la durée légale demeure fixée à 48 heures, sans tolérance pour les dépassements injustifiés.
Les perquisitions ne peuvent être menées qu’en vertu d’un mandat régulier, tandis que les procès-verbaux doivent répondre à des exigences de rigueur, de clarté et de conformité légale. Une attention particulière a également été portée à la gestion des scellés, notamment les stupéfiants et les sommes d’argent.
Par cette démarche, le parquet affiche une ligne ferme, la lutte contre la criminalité ne saurait s’affranchir du droit. Objectif affiché : restaurer la discipline procédurale, renforcer la crédibilité de la justice et garantir les droits fondamentaux des justiciables.
