Démission d'Henri-Claude Oyima : Son parcours de réformateur intraitable s’est heurté au mur des lamentations
La démission d'Oyima n'est pas une défaite, mais un cri d'alarme contre ces roitelets qui, tapis dans les couloirs du pouvoir, préfèrent le statu quo lucratif à la transformation promise par le PNCD 2026-2030.
H enri-Claude Oyima, ex-ministre de l'Économie et des Finances, ainsi que Vice-Président du Gouvernement, a soumis sa démission volontaire au Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma. Cette sortie, survenue dans un climat de tensions au sommet de l'État, révèle un homme d'État résolu, victime des résistances corporatistes et des intrigues palatines. Lors de la passation de charge, Oyima a déclaré avec dignité : « Je suis conscient que certaines réformes ont bousculé certaines habitudes, certaines rentes, surtout lorsque ces réformes sont orientées dans l'intérêt du plus grand nombre. J’ai choisi la rigueur utile, et non l’austérité aveugle »
Une démission motivée par plusieurs facteurs : Nommé pour redresser les finances publiques, Oyima s'est heurté à un mur dès le lancement de son projet de digitalisation des régies financières. Rejeté par des agents repliés sur leurs privilèges, ce chantier visait à éradiquer les rackets qui saignent les ressources de l'État au profit de quelques corporations vénales.
Refusant les programmes d'ajustement structurel du FMI ou de la Banque mondiale – perçus comme des chaînes à la souveraineté gabonaise –, il a privilégié une voie nationale et sous-régionale, bravant les pressions internationales qui semaient la terreur sur les perspectives économiques du pays.
Sa croisade contre la gabegie financière, cette mal gouvernance endémique, l'a rendu persona non grata. Les "roitelets" – ces petits potentats administratifs et politiques au sommet de l'État – ont vu en lui une menace à leurs empires de népotisme et de détournements.
Sa double casquette de Vice-Président du Gouvernement et ministre des Finances l'exposait aux inimitiés féroces d'une bureaucratie gangrénée, où l'intérêt général cède trop souvent à la rapine personnelle.
Fustigeant les roitelets, honorant l'intégrité: La démission d'Oyima n'est pas une défaite, mais un cri d'alarme contre ces roitelets qui, tapis dans les couloirs du pouvoir, préfèrent le statu quo lucratif à la transformation promise par le PNCD 2026-2030. Ces comportements parasites – rentes corporatistes, résistances à la transparence, alliances occultes avec des bailleurs étrangers – hypothèquent l'avenir du Gabon. Oyima, lui, incarne l'antithèse : un serviteur de l'État, prêt à bousculer les habitudes pour un intérêt collectif, aligné sur la vision d'une économie souveraine et diversifiée.
Son départ volontaire élève sa stature morale, rappelant que la vraie gouvernance exige du courage face à la médiocrité ambiante. Le Gabon a besoin de tels réformateurs pour juguler la gabegie et propulser le PNCD vers les sommets. Les roitelets tremblent ? Tant mieux : c'est le signe que le vent du changement souffle enfin.
