Le PNCD : Boussole stratégique du deuxième gouvernement de la Vème République.
Une réponse aux défis structurels du Gabon
U n nouveau plan, le PNCD 2026-2030, est lancé avec une ambition de 10 000 milliards FCFA pour transformer l'économie vers une croissance de 10% et une économie de transformation. Les défis incluent la mobilisation des fonds nécessaires (estimés à 775 milliards FCFA annuels) et le pivot de l'économie extractive vers l'industrie. Le Gouvernement compte sur la mobilisation de partenaires financiers (BAD, AFD), investissements privés et réformes pour attirer les capitaux.
Dans un contexte de mutation politique marquée par l'entrée en fonction du deuxième gouvernement de la Vème République, le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030 émerge comme la feuille de route incontournable. Lors du Conseil des ministres du 5 janvier 2026, présidé par le Chef de l'État, les autorités ont réaffirmé l'impératif de s'aligner sur cette stratégie nationale pour accélérer la transformation économique du Gabon. Présenté comme une "boussole" guidant les actions gouvernementales, le PNCD vise une croissance à deux chiffres (10% annuels) et une diversification résolue de l'économie.
Le PNCD s'articule autour de quatre axes prioritaires : les mines, l'agriculture, l'écotourisme et la monétisation des actifs écologiques, notamment via les crédits carbones. Ces piliers ambitionnent de rompre avec la dépendance aux matières premières, de réduire le chômage des jeunes et d'atténuer les inégalités sociales. Soutenu par des partenaires internationaux comme le PNUD, il s'inscrit pleinement dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) et l'Agenda 2063 de l'Union Africaine.
Ce positionnement du PNCD comme boussole gouvernementale répond à l'urgence de moderniser l'économie gabonaise, en s'appuyant sur ses atouts naturels – forêts, minerais, biodiversité – tout en favorisant l'industrialisation et l'inclusion. Les ministres ont souligné que ce plan structurera toutes les politiques publiques, des investissements aux réformes fiscales, pour une prospérité partagée d'ici 2030.
Les observateurs saluent cette orientation, qui prolonge la vision "Gabon 2050" et pourrait catalyser des partenariats public-privé. Reste à suivre sa mise en œuvre effective pour transformer ces ambitions en résultats concrets.
