Plein-Ciel : une mère placée en détention après avoir reconnu avoir inventé un enlèvement
Près de deux semaines après la découverte du corps de son bébé de quatre mois dans un canal à Plein-Ciel, A. T. aurait reconnu avoir monté un faux scénario d’enlèvement pour dissimuler les circonstances du décès.
L ’enquête sur la mort d’un nourrisson de quatre mois à Plein-Ciel connaît un nouveau tournant. La mère de l’enfant, qui avait initialement évoqué un enlèvement, aurait finalement reconnu avoir inventé cette version. Elle a été placée sous mandat de dépôt.
Libreville, 16 septembre 2026. L’affaire de la mort de Willy Frimer Boundzanga, un nourrisson de quatre mois retrouvé dans un canal du quartier Plein-Ciel, prend une nouvelle tournure. Sa mère, A. T., aurait reconnu devant les enquêteurs avoir fabriqué un scénario d’enlèvement pour dissimuler les circonstances du décès de son enfant.
La jeune femme a été placée sous mandat de dépôt lundi dernier et incarcérée à la Maison d’arrêt des femmes (MAF) de la prison centrale de Libreville. Elle devra répondre des faits qui lui sont reprochés dans le cadre de la procédure judiciaire. Le 31 août dernier, le corps sans vie du nourrisson avait été découvert dans un canal situé aux Portes-Rouges, dans le 5e arrondissement de Libreville.
Dans un premier temps, A. T. aurait affirmé que quatre hommes armés et encagoulés avaient fait irruption au domicile familial durant la nuit avant de repartir avec le bébé. Mais les investigations auraient rapidement mis en évidence plusieurs incohérences dans son récit. Au fil des auditions, la mère aurait livré des versions différentes des événements, conduisant les enquêteurs à approfondir leurs recherches. Selon une source judiciaire proche du dossier, les nouveaux éléments recueillis au cours de l’enquête indiqueraient que la jeune femme aurait passé la journée du dimanche à boire avant de rentrer chez elle dans la soirée.
Elle aurait ensuite récupéré son bébé, alors gardé par sa propre mère, avant de s’endormir avec lui. Le nourrisson serait décédé durant la nuit, possiblement à la suite d’une asphyxie, selon la version rapportée aux enquêteurs. À son réveil, découvrant son enfant sans vie, A. T. aurait paniqué avant de déposer le corps dans un canal proche du domicile. Elle aurait ensuite imaginé le scénario d’un enlèvement afin de dissimuler les faits. Les circonstances précises du décès et la qualification pénale des faits restent toutefois soumises à la procédure judiciaire en cours.
