BVMAC : BGFI Holding lance la deuxième phase de son augmentation de capital, à la recherche de 80,6 milliards de FCFA supplémentaires
Le holding de tête du groupe BGFIBank ouvre ce mardi 15 septembre 2026 une nouvelle fenêtre de souscription à 80 000 FCFA l'action, dans le prolongement d'une introduction historique qui avait déjà réuni 45,3 milliards de FCFA et triplé la capitalisation
B GFI Holding Corporation entame ce 15 septembre 2026 la deuxième phase de son opération boursière à la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC). La maison mère du groupe BGFIBank vise cette fois à mobiliser 80,558 milliards de FCFA, au prix inchangé de 80 000 FCFA par action, jusqu'au 15 octobre prochain. L'opération est structurée par BGFIBourse, en qualité d'arrangeur exclusif et chef de file, et EDC Investment Corporation. Elle prolonge une première phase close à hauteur de 36 % de l'objectif initial de 125,9 milliards de FCFA, avant une entrée en Bourse qui a fait tripler la capitalisation de la BVMAC.
Un deuxième souffle pour l'opération la plus importante de l'histoire de la BVMAC C'est une opération d'envergure qui reprend du service. Ce mardi 15 septembre 2026, BGFI Holding Corporation (BGFI HC) ouvre officiellement la deuxième phase de son opération boursière sur le Marché financier de l'Afrique centrale (MFAC), adossée à la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC). L'objectif affiché : mobiliser 80,558 milliards de FCFA supplémentaires, au prix de souscription maintenu à 80 000 FCFA par action, la période de souscription est ouverte jusqu'au 15 octobre 2026. L'opération est arrangée par BGFIBourse, filiale du groupe et chef de file historique du syndicat de placement, aux côtés d'EDC Investment Corporation, qui intervient comme agent placeur dans la zone CEMAC.
Rappel : une première phase solide, mais partielle Pour comprendre l'enjeu de cette deuxième phase, il faut remonter à l'automne 2025. Lancée le 10 novembre 2025, l'introduction en bourse de BGFI HC visait à ouvrir 10 % du capital du premier groupe bancaire de la zone CEMAC, soit près de 1,57 million d'actions nouvelles pour un montant théorique de 125,9 milliards de FCFA. À la clôture, l'opération avait été souscrite à hauteur de 45,324 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 36,01 %, un résultat néanmoins qualifié de record à la BVMAC. Elle avait permis à 7 601 nouveaux investisseurs issus de 24 pays de rejoindre l'actionnariat, dont 96 % de souscriptions en provenance de la CEMAC. Le titre avait fait ses débuts à la cote en mai 2026, clôturant sa première séance à 82 000 FCFA, en hausse de 2,5 %, et atteignant par la suite un sommet historique à 90 000 FCFA, portant la capitalisation boursière du groupe au-delà de 1 200 milliards de FCFA lors de la clôture de sa première séance à 82 000 FCFA, cours de référence pour une capitalisation boursière ainsi passée à 1 207,7 lors de l'introduction. L'entrée de BGFI avait d'ailleurs presque triplé la capitalisation globale de la BVMAC, faisant passer le flottant de 66,9 à près de 192,8 milliards de FCFA.
Ce que financera cette deuxième levée Conformément à la note d'information initiale, les fonds levés servent à financer la croissance du groupe dans le cadre de son nouveau plan stratégique « BGFI 30 » (2026-2030) et à renforcer les fonds propres de ses filiales. Le groupe ambitionne notamment d'étendre sa présence d'environ douze à quinze pays africains, avec un objectif de 8 300 milliards de FCFA de total bilan à l'horizon 2030 et un taux de dividende annoncé de 15 % — les souscripteurs de cette deuxième phase restant éligibles aux dividendes 2026.
Une opération de « complétion » intelligente Du point de vue technique, cette deuxième phase s'apparente à une opération de re-offering : l'émetteur maintient le prix de 80 000 FCFA par action, inférieur au pic de cote à 90 000 FCFA mais supérieur au cours actuel, ce qui offre aux nouveaux entrants une décote relative par rapport au sommet tout en préservant la valeur des actionnaires de la première phase. La participation d'EDC Investment Corporation, fortement implantée au Cameroun, premier réservoir d'investisseurs de la sous-région après le Gabon, traduit également une volonté de toucher la clientèle institutionnelle et de détail que la première phase n'avait pas entièrement mobilisée — les personnes physiques avaient représenté 71 % des souscriptions, une configuration inédite sur ce marché habituellement dominé par des investisseurs institutionnels.
En définitive, cette deuxième phase, si elle atteint son objectif de 80,6 milliards de FCFA, porterait le total des fonds levés à près de 126 milliards de FCFA — soit l'intégralité du montant initialement visé. Un aboutissement qui confirmerait la maturité croissante du marché financier d'Afrique centrales, encore longtemps critiqué pour son manque de liquidité et de profondeur.
