Affaire Bosch Capital : le gouvernement gabonais dément toute dette exigible
Dette fictive de 330 millions de dollars : le Gabon déclare ne rien devoir à Bosch Capital.
F ace à l'ultimatum du fonds sud-africain qui menace d'alerter les marchés financiers, Libreville invoque une décision de justice londonienne et dénonce une créance irrégulière héritée des anciens contrats d'armement Paramount.
Libreville oppose une fin de non-recevoir absolue. Par la voix de son porte-parole, le Pr Charles Edgard Mombo, le gouvernement gabonais a catégoriquement réfuté fin août toute dette envers la société sud-africaine Bosch Capital, qui réclame 330 millions de dollars.
Le fonds, qui a racheté les droits de Paramount Logistics Corporation, avait mis le Gabon en demeure le 24 août avec un ultimatum au 3 septembre 2026 pour le règlement d'une créance militaire datant de 2014.
Dans son communiqué, l'État gabonais démonte la réclamation sur trois fronts. D'abord sur le fond juridique : les pièces fournies ne constitueraient pas des titres exigibles. Ensuite sur le plan judiciaire : une sentence rendue à Londres le 6 février 2026 aurait déjà débouté Paramount Logistics et condamné le groupe à payer 110 000 euros à la République gabonaise. Enfin sur la régularité : le contrat initial présenterait de graves irrégularités au regard du droit gabonais.
Alors que le pays est en pleine transition budgétaire, le gouvernement dénonce une tentative de déstabilisation de sa réputation financière et annonce vouloir utiliser toutes les voies de droit pour faire échec à ce qu'il considère comme une pression illégitime.
