Monument Damas Aléka : l'architecte Erick Mauro entendu par la DGR dans un contexte de fortes tensions
Le principal maître d'œuvre du chantier a été interpellé après la visite présidentielle du 27 juillet. Les autorités évoquent une audition dans le cadre d'une instruction.
L 'architecte Erick Mauro Nguémah, chargé du chantier du monument Georges Damas Aléka, a été conduit à la Direction générale des recherches (DGR) le 27 juillet. Selon plusieurs sources, cette audition s'inscrirait dans une procédure d'instruction alors que le projet, attendu pour les festivités du 17 août, accuse toujours un retard important.
L'architecte Erick Mauro Nguémah, responsable de la réalisation du monument Georges Damas Aléka à Libreville, a été interpellé le lundi 27 juillet avant d'être conduit à la Direction générale des recherches (DGR). D'après des sources proches du dossier, cette mesure viserait à recueillir des informations dans le cadre d'une instruction et ne constituerait pas, à ce stade, une mise en cause formelle.
Cette interpellation est intervenue quelques heures après la visite du président Brice Clotaire Oligui Nguema sur le chantier. Si le véhicule de l'architecte était présent sur le site, ce dernier n'est apparu sur aucune des images officielles diffusées à l'issue de l'inspection présidentielle.
Le chantier du monument, lancé il y a près de trois ans, demeure sous forte pression en raison des retards enregistrés. Lors d'une précédente visite, le chef de l'État avait fixé l'échéance du 17 août pour l'achèvement des travaux, avec une ultime inspection programmée avant cette date afin de vérifier l'état d'avancement.
L'affaire intervient dans un contexte déjà marqué par des controverses autour de la conduite du projet. Début juillet, un mémorandum attribué à l'Ordre gabonais des architectes dénonçait notamment des contraintes budgétaires, des modifications techniques et des délais jugés particulièrement serrés. Ces déclarations avaient ensuite été contestées par le Conseil national de l'Ordre.
À quelques semaines des célébrations de la fête nationale, cette audition relance les interrogations sur l'avenir du chantier et sur le respect du calendrier fixé par les autorités, alors que l'esplanade doit accueillir une partie des cérémonies officielles.
