Monument Damas Aleka à 9 milliards : le titulaire du chantier dans le viseur de la justice
Retards de livraison, rallonge budgétaire et facture jugée exorbitante : le chantier du mémorial Georges Damas Aleka soulève de nombreuses interrogations.
L e chantier du Monument Georges Damas Aleka, à Libreville, pourrait prendre une tournure judiciaire. Alors que près de 9 milliards de FCFA ont été mobilisés pour le projet, l’entreprise adjudicataire pourrait être appelée à répondre des retards accumulés dans la livraison de l’ouvrage.
Le chantier du Monument Georges Damas Aleka vire à l’affaire d’État. Près de 9 milliards de FCFA ont été mobilisés pour la construction de ce mémorial érigé sur le front de mer de Libreville, en hommage au premier président de l’Assemblée nationale et auteur de l’hymne national, La Concorde.
Sur cette enveloppe, 8,5 milliards de FCFA auraient déjà été payés par l’État, auxquels s’ajoute une rallonge d’urgence de 300 millions de FCFA, destinée notamment à achever la façade et à rendre l’ascenseur opérationnel avant le 17 août.
Un montant qui suscite des interrogations, alors que les besoins restent importants dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures routières.
Sur le plan juridique, l’entreprise adjudicataire est désormais sous pression. En raison des retards importants dans la livraison du chantier, son responsable pourrait être convoqué devant la justice. Le Code des marchés publics prévoit en effet des pénalités en cas de retard non justifié, pouvant aller jusqu’à la résiliation du contrat aux frais de l’entreprise. Deux questions se posent désormais : l’entreprise devra-t-elle répondre de ses retards ? Et l’État devra-t-il justifier le coût final de près de 9 milliards de FCFA pour ce monument mémoriel ?
