Barrage hydroélectrique : le projet de Booué (400 MW) sécurise un nouveau jalon à Paris
Un protocole signé entre l’État gabonais, EDF et Gabon Power Company fixe au 31 octobre 2026 la prochaine étape du projet hydroélectrique de 400 MW.
L e projet du barrage hydroélectrique de Booué, d’une capacité d’environ 400 MW, franchit une nouvelle étape avec la signature, le 20 juillet 2026 à Paris, d’un protocole entre l’État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company. Un accord de développement détaillé est attendu d’ici le 31 octobre 2026. Implanté sur l’Ogooué, le projet doit renforcer la souveraineté énergétique du Gabon, soutenir l’industrie et créer près de 3 000 emplois directs.
Le projet de barrage de Booué s'accélère. Le 20 juillet 2026 à Paris, en marge de la visite d'État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France, l'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company (GPC) ont signé un protocole d'engagement mutuel pour le développement de la centrale de Booué.
Paraphé sous les regards des présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron, le texte confirme EDF et GPC comme partenaires de référence du projet et fixe une échéance claire : la signature d'un accord de développement détaillé au 31 octobre 2026.
Ce protocole ne se substitue pas aux deux accords antérieurs du 23 octobre 2025 et du 11 mai 2026 qui avaient établi le cadre de pré-développement. Il vient les consolider.
Il institue notamment un comité de pilotage tripartite État-EDF-GPC qui se réunira mensuellement pour piloter les négociations. L'accord à venir devra préciser le budget de développement, la répartition des rôles, la gouvernance et le calendrier des études à finaliser d'ici fin 2027.
Le projet de 400 mégawatts (MW) est porté par Gabon Power Company en partenariat avec Électricité de France (EDF) et est inscrit comme un projet de 400 MW à 410 MW sur le fleuve Ogooué.
Implanté dans la province de l'Ogooué-Ivindo, sur le fleuve Ogooué, Booué est conçu comme un aménagement au fil de l'eau, destiné à maintenir le débit écologique tout en produisant une énergie compétitive et stable. Il comprendra un barrage, une centrale et un poste de transformation raccordé au futur réseau national de transport.
Avec près de 400 MW, il deviendrait l'un des plus importants ouvrages hydroélectriques de la sous-région. Les visites de terrain de juin 2026 menées par le ministre de l'Accès universel à l'Eau et à l'Énergie, Philippe Tonangoye, ont confirmé la pertinence du site et lancé officiellement les études de faisabilité.
Pour Libreville, Booué est un pilier de souveraineté énergétique. Il doit réduire la dépendance aux énergies fossiles, sécuriser l'approvisionnement et fournir une énergie compétitive aux opérateurs miniers et au secteur privé dans le cadre d'un partenariat public-privé.
Le projet prévoit environ 3 000 emplois directs et doit renforcer l'attractivité industrielle du Gabon tout en améliorant l'accès à une électricité fiable pour les populations. La signature à Paris dépasse le cadre technique. Elle acte une priorité stratégique partagée entre la France et le Gabon, alors que la Société financière internationale (IFC) a déjà confirmé son intérêt pour un accompagnement technique et financier, après son engagement sur Kinguélé Aval.
