Tchibanga : mort suspecte d’une jeune femme au domicile d’un officier, des zones d’ombre persistent
La mort d'Alicia à la fleur de l'âge touche la population gabonaise qui s'interroge sur les circonstances réelles de ce drame.
L e décès d’Alicia, une jeune femme de 20 ans, survenu au domicile du commandant de l’OCLAD avec lequel elle aurait entretenu une relation, suscite de vives interrogations et alimente la controverse au sein de l’opinion. Selon des informations relayées par une source proche de la famille et diffusées sur les réseaux sociaux, la victime aurait été contactée dans l’après-midi par l’officier, qui lui aurait demandé de se rendre à son domicile. C’est à cet endroit que la jeune femme aurait trouvé la mort dans des circonstances encore non élucidées.
De son côté, le commandant aurait expliqué aux enquêteurs que la jeune femme, une fois arrivée, aurait souhaité prendre une douche. Après lui avoir indiqué le fonctionnement de l’eau chaude, il se serait retiré, avant de s’inquiéter de ne pas la voir ressortir. En pénétrant à nouveau dans la salle de bain, il l’aurait découverte en état de convulsions, présentant de la mousse au niveau de la bouche. Il aurait alors alerté ses collègues ainsi que la famille de la victime.
Toutefois, la famille d’Alicia conteste cette version. Elle affirme que des traces visibles sur le corps de la défunte laisseraient penser à des violences physiques, évoquant la thèse d’un passage à tabac. Ces éléments, s’ils étaient confirmés par une expertise médico-légale, pourraient orienter l’enquête vers une qualification pénale plus grave.
Dans ce contexte, les proches de la victime appellent à une enquête transparente et indépendante. Le ministre de l’Intérieur est notamment interpellé afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités éventuelles soient établies sans complaisance.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été rendue publique par les autorités compétentes.
