Distribution d'eau à Libreville : des acteurs privés refusent de respecter les prix fixés par le Président
Malgré un plafond de 4 000 FCFA fixé par le président de la République, certaines livraisons seraient encore facturées jusqu'à 7 000 FCFA dans le Grand Libreville.
E n dépit de la tarification officielle arrêtée dans le cadre de l'état d'urgence hydrique, certains opérateurs privés continueraient de pratiquer des prix supérieurs au plafond fixé par les autorités. Cette situation, observée à Libreville, Owendo et Akanda, alimente les critiques et relance les interrogations sur l'efficacité des contrôles mis en place pour protéger les consommateurs.
Alors que le président de la République a fixé un plafond de 4 000 FCFA pour la livraison d'une cuve d'eau de 1 000 litres dans le cadre de l'« état d'urgence hydrique », des pratiques de surfacturation continueraient d'être constatées à Libreville, Owendo et Akanda. Selon plusieurs signalements, certains opérateurs proposeraient encore cette prestation à 7 000 FCFA, en contradiction avec la grille tarifaire officielle.
Cette situation suscite l'indignation, d'autant plus qu'elle intervient quelques jours après l'audience accordée par le chef de l'État aux sociétés de livraison d'eau en cuve, suivie de leur réintégration dans le dispositif de distribution destiné à faire face à la crise.
Les mesures annoncées par les autorités avaient pourtant pour objectif de mettre un terme aux abus observés sur le marché parallèle, où les tarifs avaient fortement augmenté au détriment des ménages du Grand Libreville. Le dispositif prévoit également l'encadrement des opérations de livraison par les forces de défense et de sécurité afin de garantir le respect des prix homologués.
Le maintien de tarifs supérieurs au plafond officiel pourrait traduire un déficit de contrôle ou le non-respect des engagements pris par certains opérateurs. Dans un contexte marqué par une forte attente sociale, ces pratiques risquent de fragiliser la crédibilité des mesures arrêtées par les pouvoirs publics et de compromettre les efforts engagés pour assurer un accès plus équitable à l'eau potable.
Face à cette situation, un rappel au respect des dispositions en vigueur apparaît indispensable. Les opérateurs sont appelés à appliquer strictement les prix fixés, à mettre fin aux pratiques abusives et à honorer les engagements pris auprès des autorités. Au-delà d'éventuelles sanctions, c'est la confiance des populations et l'efficacité de la réponse publique à la crise de l'eau qui demeurent en jeu.
