La diaspora gabonaise entre au Parlement : Oligui Nguema officialise un tournant historique
Le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce jeudi le Député de la Diaspora Afrique, Michaël Engonga Ella.
U ne audience symbolique qui concrétise l’une des réformes majeures de la Ve République : l’intégration de la diaspora dans l’Assemblée nationale.
Pourquoi cette audience marque un tournant
1. Une première institutionnelle La nouvelle Constitution crée 2 sièges de députés réservés à la diaspora : un pour la Zone Afrique et un pour le Reste du monde. Pour la première fois, les Gabonais établis hors du pays disposent d’élus dédiés pour porter leurs préoccupations directement au Parlement.
2. Un message politique fort Devant Michaël Engonga Ella, le Chef de l’État a martelé : « La diaspora n’est pas à l’étranger. Elle est le Gabon à l’étranger. » L’audience acte la fin d’une vision périphérique de la diaspora. Elle devient un acteur central de la refondation du pays.
L’intérêt stratégique de cette représentation : • Mobiliser les compétences : Médecins, ingénieurs, entrepreneurs, chercheurs gabonais de l’étranger peuvent désormais influer sur les lois touchant à l’enseignement, à la santé, au code des investissements ou à la double nationalité. • Canaliser les investissements : Avec des élus dédiés, la diaspora dispose d’un relais officiel pour sécuriser les transferts de fonds, faciliter les projets économiques et participer aux politiques publiques de développement. • Renforcer l’inclusion : La promesse d’une « République où chaque Gabonais compte, peu importe où il vit » se traduit en acte. L’audience avec le député Afrique envoie un signal aux 300 000 Gabonais de l’étranger : leur voix pèse dans les décisions nationales.
Ce qu’il faut retenir : En recevant Michaël Engonga Ella, le Président Oligui Nguema ne fait pas que saluer un élu. Il officialise un changement de paradigme : la diaspora passe du statut de spectatrice à celui de coproductrice des politiques publiques. L’enjeu est clair : transformer un capital humain et financier en levier de reconstruction nationale.
