À Makokou, l’acquisition de terrains par des étrangers suscite de plus en plus d’interrogations et de tensions au sein de la population. On vous explique !
Dans l’Ogooué-Ivindo, plusieurs habitants dénoncent une présence croissante d’acquéreurs étrangers dans les transactions foncières acquises souvent sur le dos de la misère sociales des Gabonais, dans un contexte où l’accès à la terre reste difficile pour une partie de la population locale.
M ais que se passe-t-il réellement ? Sur le terrain, les témoignages se multiplient. À Makokou, des acquisitions de terrains par des étrangers sont signalées, pendant que de nombreux jeunes gabonais peinent à accéder à la propriété foncière. « On nous parle de souveraineté, mais la terre change de mains sans transparence », déplore un élu local sous anonymat.
Le cadre juridique encadre pourtant strictement l’accès des non-nationaux au foncier, mais des pratiques de contournement sont évoquées : intermédiaires, montages juridiques et insuffisance de contrôle des services compétents. Les autorités locales reconnaissent être parfois dépassées face à la multiplication des transactions.
Dans l’opinion, la situation alimente des critiques et des appels à un meilleur encadrement. Certains acteurs locaux réclament un audit des transactions et un renforcement du contrôle des opérations foncières impliquant des étrangers.
À Makokou, la question de l’acquisition des terrains par des étrangers est désormais au cœur des débats, entre inquiétudes sociales et attentes d’un encadrement plus strict de l’État.
