Budget rectificatif 2026 : les députés s’interrogent sur les recettes, la dette et les investissements
Les députés passe au crible le projet de loi de finance rectificatif.
L ibreville, 18 juin 2026 Lors de l’examen du Projet de loi de finances rectificatif 2026, les députés gabonais ont passé au crible les grandes lignes du budget présenté par le ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Henri Minko. Le texte, arrêté à 5 495,2 milliards de FCFA, marque une baisse notable par rapport à la loi de finances initiale, avec des recettes budgétaires propres évaluées à 2 928,2 milliards de FCFA et des dépenses fixées à 5 180 milliards de FCFA.
Au cours des échanges, plusieurs honorables ont exprimé leurs préoccupations sur le niveau des recettes, jugé fragile face aux ambitions affichées par l’État. Ils ont également insisté sur la nécessité de mieux maîtriser l’endettement public, alors que les engagements de l’État restent importants et pèsent lourdement sur les marges de manœuvre budgétaires.
Les députés ont aussi attiré l’attention sur les dépenses d’investissement, estimant qu’elles doivent produire des effets visibles sur le terrain et contribuer davantage à l’emploi et au développement local. Pour eux, un budget rectificatif ne doit pas se limiter à des ajustements comptables, mais répondre à l’urgence de résultats concrets pour les populations.
En séance, les parlementaires ont ainsi demandé davantage de clarté sur l’équilibre général du texte, la soutenabilité de la dette et l’efficacité des crédits destinés aux projets structurants. L’examen du PLF rectificatif 2026 s’annonce donc comme un test de crédibilité pour la politique budgétaire du gouvernement.
