Contrôles sanitaires au Gabon : l’Agasa accusée de deux poids, deux mesures
Une vive controverse émerge autour de la qualité des boissons produites par certaines grandes entreprises au Gabon. Un ressortissant gabonais affirme avoir exporté des boissons de la Société des brasseries du Gabon (Sobraga) vers Marseille, où celles-ci auraient fait l’objet d’analyses par les autorités douanières et sanitaires françaises. Selon ses déclarations, ces contrôles auraient soulevé des préoccupations quant à la conformité des étiquettes et à la qualité des produits, certains étant présumés jugés impropres à la consommation ou potentiellement nocifs en cas d’exposition prolongée.
À ce stade, ces affirmations n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités françaises ni par des rapports publics accessibles.
Toutefois, elles relancent le débat sur l’efficacité des mécanismes de contrôle sanitaire au Gabon.
Dans ce contexte, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) se retrouve au cœur des critiques. Plusieurs observateurs lui reprochent de concentrer ses efforts sur les petits vendeurs ambulants et les producteurs locaux d’eau minérale, souvent plus vulnérables, tout en semblant moins exigeante envers les grandes entreprises agroalimentaires dont les produits sont massivement consommés.
Cette perception d’un contrôle à géométrie variable alimente un sentiment d’injustice parmi les acteurs locaux. Pour beaucoup, la crédibilité du système de régulation repose sur sa capacité à s’appliquer de manière équitable à tous, indépendamment de la taille ou de l’influence des opérateurs économiques.
Face à ces interrogations, certains appellent à un renforcement de la transparence, avec la publication régulière de résultats d’analyses et des audits indépendants sur les produits de grande consommation. L’enjeu est de taille : garantir la sécurité sanitaire des populations et restaurer la confiance dans les institutions chargées de leur protection.
