Taxi Gab franchit un cap : 200 nouveaux véhicules remis par le Président Oligui Nguema, la flotte dépasse 1000 taxis
Libreville, 10 juin 2026 La troisième phase du projet Taxi Gab a été officiellement lancée ce mardi au camp Charles Ntchorere. Le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a remis en personne les clés de 200 véhicules neufs aux bénéficiaires, portant la flotte nationale à 1066 taxis opérationnels.
C ontrairement aux phases précédentes concentrées sur la capitale, cette dotation cible plusieurs pôles urbains : • Libreville : 100 véhicules • Franceville : 50 véhicules • Oyem : 24 véhicules • Port-Gentil : 26 véhicules L’objectif affiché : désengorger Libreville, faciliter les déplacements en province et réduire les disparités d’accès au transport. Pour accompagner le démarrage, chaque chauffeur a reçu une dotation présidentielle de 10 000 FCFA en carburant.
Où en est Taxi Gab aujourd’hui ? Selon Kurt Fouty Obeye, Directeur général de Taxi Gab, la société comptabilise désormais : • 817 véhicules en circulation à Libreville • 121 véhicules à Port-Gentil • 128 véhicules répartis entre Franceville et Oyem après cette remise Avec 1066 véhicules au total, le programme devient l’un des plus grands dispositifs de transport urbain public-privé du pays.
Les enjeux derrière les volants : 1. Emploi des jeunes : Chaque taxi représente un emploi direct. Le projet cible prioritairement les jeunes conducteurs, avec un modèle de location-vente censé favoriser l’entrepreneuriat. 2. Mobilité et pouvoir d’achat : En augmentant l’offre, le gouvernement espère faire baisser la pression sur les tarifs des courses et améliorer la desserte des quartiers périphériques. 3. Modernisation du secteur : Au-delà des véhicules, Taxi Gab intègre un volet “Taxi Gab Communication” axé sur la publicité embarquée et l’économie digitale. L’idée : transformer les taxis en supports publicitaires connectés pour générer des revenus annexes et professionnaliser le métier.
Résultats et prochaines étapes : En trois phases, Taxi Gab est passé de projet pilote à acteur majeur. Le passage du cap des 1000 véhicules marque une nouvelle échelle. Reste à relever plusieurs défis : maintenance de la flotte, formation continue des chauffeurs, digitalisation des paiements et rentabilité du modèle pour les bénéficiaires.
Le gouvernement présente cette phase 3 comme une “réponse concrète” à la question du chômage et de la mobilité. Le suivi de l’impact réel sur les revenus des chauffeurs et sur les prix des trajets dans les villes secondaires sera l’indicateur clé des prochains mois.
