Quand le cinéma révèle le Gabon : Luc Jacquet met la forêt gabonaise au cœur du récit planétaire
Et si la meilleure ambassadrice de la biodiversité gabonaise était une caméra ? C’est le pari réussi du réalisateur français Luc Jacquet, biologiste de formation et figure majeure du documentaire nature. Connu du grand public pour La Marche de l’Empereur, il a choisi de braquer ses objectifs sur l’un des poumons verts les plus précieux de la planète : le bassin du Congo.
L e Gabon, personnage central d’Il était une forêt : Dans son film poétique et engagé Il était une forêt, Luc Jacquet explore les forêts tropicales primaires, ces cathédrales végétales apparues il y a des millions d’années. Pour raconter leur genèse et leur fragilité, il fait du Gabon l’un des décors principaux. Des arbres géants de la Lopé aux canopées impénétrables de l’Ivindo, la caméra capte un pays où la forêt couvre près de 88% du territoire.
Une biodiversité exceptionnelle mise en lumière : À travers son regard, le Gabon se dévoile : éléphants de forêt, gorilles, pangolins, orchidées rares et arbres centenaires cohabitent dans un équilibre millénaire. Le film ne se contente pas de montrer le « vert » : il explique le rôle de chaque espèce, de la pollinisation au recyclage de la matière, et rappelle que 11% du territoire gabonais est classé en parcs nationaux. Luc Jacquet donne ainsi une portée universelle au patrimoine gabonais. La forêt n’est plus seulement une ressource locale, mais un bien commun de l’humanité, essentiel à la régulation du climat et à la survie de milliers d’espèces.
Le cinéma au service de la préservation En plaçant le Gabon au cœur d’un récit mondial sur la vie, le réalisateur contribue à changer les perceptions. Ses images, diffusées dans plus de 30 pays, sensibilisent grand public, décideurs et bailleurs de fonds à l’urgence de protéger ces écosystèmes. Elles font écho aux engagements du Gabon pour la conservation, les crédits carbones et la lutte contre la déforestation.
Un patrimoine à défendre Le travail de Luc Jacquet rappelle une évidence : préserver la forêt gabonaise, c’est préserver un réservoir de biodiversité, un régulateur climatique et une source de solutions pour la médecine de demain. À l’écran comme sur le terrain, le message est clair : le Gabon vert n’est pas un décor, c’est du vivant. Et ce vivant nous concerne tous.
