Détournement présumé des Primes de vacations à l'Education Nationale
Un vaste réseau siphonnait les fonds publics
L es investigations du Procureur de la République révèlent un déficit de plus de 700 millions fcfa entraînant la mise en garde à vue de plusieurs agents publics.
Libreville, Le scandale des primes de vacation prend une nouvelle dimension. Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a révélé l’existence d’un réseau de fraude qui aurait opéré durant plusieurs années au sein du ministère de l’Éducation nationale. Selon les premières investigations, plusieurs agents seraient impliqués dans un mécanisme de détournement des fonds destinés aux personnels mobilisés lors des examens d’État.
Au cœur de l’affaire, un écart de plus de 700 millions de francs CFA constaté dans les fichiers de paiement des vacations. Les enquêteurs soupçonnent l’existence de bénéficiaires fictifs et de multiples irrégularités dans la gestion de ces fonds. Une vingtaine de personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête, qui continue de dévoiler les rouages d’un système décrit par le parquet comme profondément enraciné.
Cette révélation donne un nouvel éclairage aux nombreuses contestations des enseignants, qui dénonçaient depuis des années des paiements insuffisants ou tardifs. Alors que certains surveillants et correcteurs affirment n’avoir perçu que quelques milliers de francs CFA, d’importantes sommes semblaient disparaître dans les circuits administratifs.
Pour la justice, il s’agit désormais d’identifier tous les responsables et d’évaluer l’ampleur exacte du préjudice causé aux finances publiques. Si les faits sont confirmés, ce dossier pourrait devenir l’un des plus importants scandales financiers ayant touché le secteur de l’Éducation nationale ces dernières années.
