Oligui Nguema reçoit Coris Bank et COVEC pour faire avancer les grands chantiers nationaux
Le 2 juin 2026, Coris Bank et COVEC engagent béton et bitume pour la vision présidentielle
D eux audiences, une même ligne. Le 2 juin 2026, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a reçu à Libreville les porteurs de deux leviers vitaux : le logement et la route. D’abord Idrissa NASSA, PDG de Coris Bank, flanqué de douze patrons burkinabè. Ensuite Zhu JUNBO, patron de la COVEC. L’ordre du jour est brut : construire. Construire des maisons, construire des routes, construire la confiance.
Avec Coris Bank, l’enjeu est social avant d’être financier. Le programme de logements est qualifié de "structurant" et d’"engagement majeur". L’État pose le cadre, la banque finance, les promoteurs bâtissent. Le Président exige la synergie et vise l’intérieur du pays, là où l’agence bancaire est encore une exception. L’inclusion financière devient condition du développement territorial. Coris répond par un symbole : son futur siège sur le Boulevard de la Transition.
La délégation burkinabè donne un visage au partenariat Sud-Sud. Roland SOW, Saïdou TIENDREBEOGO, Achille OUEDRAOGO : chambres consulaires, immobilier, jeunesse entrepreneuriale. Ils ne viennent pas en éclaireurs. Ils viennent pour investir, affirment-ils. Le Gabon leur tend l’agriculture, l’élevage, la souveraineté alimentaire. L’Afrique finance l’Afrique, sans détour par Paris ou Pékin.
Avec la COVEC, l’heure est à la reprise. Ndendé–Tchibanga, Tchibanga–Mayumba, Sibang–Bambouchine : trois noms, trois cicatrices laissées par des chantiers stoppés. Zhu JUNBO promet la relance "imminente". Ces axes sont des artères économiques. Les réparer, c’est désenclaver la Nyanga, fluidifier l’Estuaire, connecter les marchés aux ports. Le bitume redevient politique.
Le 2 juin dessine la méthode Oligui Nguema : capter l’investissement africain, ressusciter les projets, exiger du concret. Un siège bancaire sur le Boulevard de la Transition, des engins sur les tronçons de la Nyanga. Entre promesses et pelleteuses, le Chef de l’État joue sa crédibilité. Car au Gabon, le peuple ne juge plus les audiences. Il juge les maisons livrées et les routes goudronnées.
