Mitzic : dans l’Okano, les promesses d’Oligui Nguema confrontées à la déception des habitants
Mitzic, département de l’Okano
C onfronté à des tensions de trésorerie, l’État gabonais peine à satisfaire simultanément toutes les promesses du Chef de l'Etat mais ce retard ne signifie pas que rien ne sera fait car dans beaucoup de cas les prestataires de services sont déjà identifiés mais il reste à trouver les financements adéquats dans un contexte de fort endettement public.
À Mitzic, les attentes suscitées par les engagements du président Brice Clotaire Oligui Nguema se heurtent aujourd’hui à une vive déception. Dans cette localité du nord du Gabon, plusieurs promesses liées au développement local sont perçues par les populations comme non tenues, alimentant un sentiment de frustration face à la lenteur des changements annoncés.
Les habitants espéraient voir s’accélérer les chantiers d’infrastructures, la réhabilitation des voies de communication, ainsi qu’une amélioration tangible des conditions de vie. Mais sur le terrain, beaucoup disent ne constater que peu d’avancées concrètes, malgré les annonces répétées autour de la transformation du département. Cette situation renforce l’impression d’un décalage entre le discours politique et la réalité vécue par les populations.
Dans un département longtemps marqué par des attentes fortes en matière de désenclavement et de services publics, la moindre promesse prend une valeur particulière. À Mitzic, la question n’est plus seulement celle des annonces, mais celle de leur exécution. Les populations veulent désormais des résultats mesurables, visibles et durables, estimant que le développement de l’Okano ne peut plus se limiter à des déclarations d’intention.
Au-delà du cas de Mitzic, cette situation illustre un enjeu plus large pour les autorités gabonaises : convertir les engagements politiques en réalisations concrètes, surtout dans les localités de l’intérieur du pays où le besoin d’investissements publics demeure pressant. Tant que cet écart persistera, les promesses présidentielles risqueront de continuer à nourrir la défiance plutôt que l’adhésion.
