La mairie durcit le contrôle des débits de boissons face aux dérives
Une opération de répression ciblée pour imposer le respect des normes, réduire les nuisances sonores et protéger les zones sensibles, notamment les établissements scolaires.
L a mairie de Libreville engage une nouvelle phase de fermeté dans la régulation des débits de boissons. À travers une mission de contrôle renforcé annoncée par le maire Eugène Mba, les autorités entendent mettre un terme aux nombreuses dérives observées dans l’exploitation de ces établissements, souvent accusés de troubler l’ordre public et de s’affranchir des règles en vigueur.
Au cœur de cette opération, le respect strict du cadre réglementaire constitue une exigence non négociable. Les exploitants sont appelés à se conformer aux obligations administratives, notamment l’affichage des autorisations d’exploitation, des attestations d’assurance et des textes relatifs à la lutte contre l’ivresse publique ainsi qu’à la protection des mineurs. Ce rappel traduit une volonté claire de restaurer l’autorité réglementaire dans un secteur marqué par des pratiques parfois informelles.
La question des nuisances sonores figure également parmi les priorités de cette campagne. Les autorités exigent que les établissements adoptent des dispositifs empêchant toute propagation du bruit vers l’extérieur, en particulier dans les zones résidentielles. Cette mesure vise à répondre aux plaintes récurrentes des riverains, tout en réaffirmant le principe de coexistence entre activités économiques et tranquillité publique.
Par ailleurs, un accent particulier est mis sur la localisation des débits de boissons, notamment à proximité des établissements scolaires. Le respect des distances réglementaires et des horaires adaptés apparaît comme un levier essentiel pour protéger les mineurs et encadrer l’exposition précoce aux environnements à risque. Les sanctions annoncées, allant de l’amende à la fermeture définitive avec retrait de licence, traduisent une approche résolument dissuasive. À travers cette opération, la municipalité affirme sa détermination à faire de la réglementation un instrument effectif de régulation urbaine et de préservation de l’ordre public.
