CIMAF Gabon prévoit d'investir 26 millions d’euros : un pas de plus vers la souveraineté industrielle
Reçu au Palais Rénovation, le groupe cimentier lance une extension stratégique pour réduire les importations et créer de l’emploi local
L ibreville, 20 mai 2026 - Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce mercredi au Palais Rénovation une délégation du groupe CIMAF conduite par son Président-Directeur Général, M. Anas Sefrioui. Au cœur des discussions : un projet d’extension industrielle de plus de 26 millions d’euros visant à doper les capacités de production cimentière du pays.
L’intérêt national : produire local pour construire souverain 1. Réduire la dépendance aux importations Le Gabon importe encore une part importante de son ciment pour répondre aux besoins de ses grands chantiers d’infrastructures, de logements et de travaux publics. En augmentant la production nationale, CIMAF permettra de substituer progressivement les importations, d’alléger la facture devises du pays et de sécuriser l’approvisionnement du marché local. Moins de dépendance, c’est plus de résilience face aux chocs extérieurs et aux fluctuations des prix internationaux.
2. Soutenir le programme d’infrastructures Routes, ponts, logements sociaux, zones économiques spéciales : la feuille de route du gouvernement mise sur un vaste plan de modernisation. Disposer d’un ciment produit localement, en quantité suffisante et à coût maîtrisé, est un levier direct pour tenir les délais et maîtriser les coûts des chantiers publics et privés.
3. Affirmer une politique d’industrialisation Ce projet s’inscrit dans la vision du Chef de l’État de transformer sur place les matières premières et de bâtir un tissu industriel compétitif. Après la transformation du bois et le développement agro-industriel, le ciment devient un nouveau pilier de la stratégie « Gabon Industriel ».
L’impact attendu : emplois, prix et chaîne de valeur 1. Création d’emplois directs et indirects L’extension de l’usine CIMAF générera des centaines d’emplois en phase de construction, puis des postes pérennes pour l’exploitation : techniciens, ingénieurs, logisticiens, maintenance. À cela s’ajoutent les emplois indirects chez les sous-traitants, transporteurs et fournisseurs de services.
2. Effet sur les prix et le secteur BTP Une offre locale accrue favorise la concurrence et tend à stabiliser, voire réduire, le prix du ciment sur le marché gabonais. Les PME du BTP, promoteurs immobiliers et ménages porteurs de projets d’auto-construction en seront les premiers bénéficiaires.
3. Structuration d’une filière locale Au-delà du ciment, le projet dynamise toute la chaîne de valeur : extraction de matières premières locales, transport, maintenance industrielle, formation technique. C’est un signal fort envoyé aux autres investisseurs sur la volonté du Gabon d’accompagner l’industrie lourde.
Avec cet investissement de 26 millions d’euros, CIMAF ne fait pas qu’agrandir une usine : le groupe ancre la production cimentière dans la stratégie de souveraineté économique du Gabon. Un pari industriel qui, s’il tient ses promesses, fera du « made in Gabon » la norme sur les chantiers du pays.
