L’installation du Comité de normalisation du CNJG replace les jeunes au cœur des décisions
Une étape clé pour passer d’une jeunesse « bénéficiaire » à une jeunesse « partenaire », saluée par l’UNICEF Gabon
L ibreville, 18 mai 2026 - « Les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain. Ils sont déjà des acteurs du changement aujourd’hui. » C’est avec ces mots que le Ministre de la Jeunesse a procédé, ce vendredi, à l’installation officielle du Comité de normalisation du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG). Une cérémonie soutenue par l’UNICEF Gabon, qui marque un tournant dans la gouvernance des politiques publiques de jeunesse.
Pourquoi cette manifestation est stratégique : 1. Mettre fin à 8 ans de vacances Le CNJG, organe faîtier censé porter la voix de plus de 60% de la population gabonaise, était en crise de légitimité depuis 2018. Le Comité de normalisation a pour mission de remettre sur pied une institution crédible, inclusive et représentative. 2. Appliquer le principe « Rien pour les jeunes sans les jeunes » La Ve République a inscrit la participation citoyenne dans ses priorités. En associant directement les organisations de jeunes à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques, l’État passe d’une logique descendante à une gouvernance partagée. 3. Répondre aux urgences sociales Chômage, décrochage scolaire, santé mentale, entrepreneuriat : les défis qui touchent la jeunesse exigent des réponses co-construites. L’UNICEF Gabon rappelle qu’une jeunesse écoutée, c’est une jeunesse qui « construit, propose et agit comme partenaire » plutôt que de rester « sur le banc des bénéficiaires ».
Le rôle du Comité de normalisation : 3 missions en 12 mois - cartographie : Recenser toutes les associations et mouvements de jeunesse actifs sur les 9 provinces. - Réviser les textes : Proposer de nouveaux statuts du CNJG garantissant la parité, l’inclusion du handicap et la représentativité provinciale. - Organiser : Tenir l’Assemblée générale élective pour doter le CNJG d’un bureau légitime et opérationnel.
Résultats attendus : du symbole au concret 1. Une voix unifiée et légitime Résultat attendu : un CNJG élu par sa base, capable de siéger dans tous les conseils d’administration et comités interministériels traitant des questions de jeunesse. Impact : les décisions sur l’emploi, l’éducation et le numérique intégreront systématiquement l’avis des jeunes. 2. Des politiques publiques co-pilotées Résultat attendu : mise en place de « budgets participatifs jeunes » dans chaque province, avec 5% des fonds d’investissement locaux fléchés sur des projets proposés par les 18-35 ans. Impact : accélération de l’entrepreneuriat et réduction du taux de chômage des jeunes, estimé à 36% en 2025. 3. Un partenariat renforcé avec l’UNICEF et les PTF Résultat attendu : lancement du programme « Solutions Jeunes 2030 », financé à hauteur de 2,5 milliards FCFA, pour appuyer 500 initiatives portées par des jeunes dans la santé, le climat et le numérique. Impact : passer de l’aide ponctuelle à un accompagnement structurel des projets d’innovation sociale. 4. Un baromètre de la confiance Résultat attendu : publication semestrielle d’un « Indice de confiance des jeunes » pour mesurer la perception de l’action publique. Impact : restaurer le lien État-jeunesse et prévenir les crises sociales.
La parole à l’UNICEF Gabon « Nous sommes avec vous pour faire avancer des solutions concrètes, par et pour les jeunes », a réaffirmé la Représentante de l’UNICEF Gabon. L’agence onusienne s’engage à fournir appui technique, formation au leadership et accès aux financements innovants.
L’enjeu final Installer un comité n’est qu’un début. La réussite se mesurera à la capacité du futur CNJG à transformer la participation en résultats : emplois créés, politiques influencées, projets réalisés. Si la Ve République veut tenir sa promesse de renouveau, elle devra prouver que la jeunesse n’est plus invitée à la table - elle en est copropriétaire.
