Retour de mission, direction les chantiers : Oligui Nguema, le Président du terrain
À peine descendu d’avion, Brice Clotaire Oligui Nguema a troqué le costume diplomatique pour le casque de chantier.
D e retour d’une tournée qui l’a conduit dans plusieurs capitales africaines, le président gabonais a consacré ses premières heures au pays à une série d’inspections inopinées sur les grands chantiers de Libreville.
Du salon au sable : la méthode Oligui Alors que la plupart des chefs d’État marquent un temps de pause après un déplacement officiel, le Chef de l’État a choisi l’inverse. Poussière, gravats et bruit des engins : c’est dans cette atmosphère que le président a repris contact avec le Gabon réel. En moins de 48 heures, il s’est rendu sur le site de la Cité Émeraude à Akanda, sur le chantier de la voie express Aéroport–Gare routière, puis sur les travaux d’extension du réseau d’eau potable à Nzeng-Ayong. À chaque étape, même rituel : questions directes aux ingénieurs, vérification des plannings, contrôle des matériaux, échanges sans filtre avec les ouvriers.
Proximité, contrôle, exécution : le triptyque présidentiel Depuis le 30 août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema impose un style : gouverner les bottes aux pieds. 1. Proximité Le président descend sur le terrain sans préavis. Fini les rapports édulcorés. Il veut voir, toucher, mesurer. Les chefs de chantier le savent : le Chef de l’État peut débarquer à tout moment, carnet de notes à la main.
2. Contrôle Sur le site de la Cité Émeraude, il a exigé le chronogramme actualisé de chaque bâtiment. À Nzeng-Ayong, il a fait ouvrir des compteurs d’eau pour vérifier la pression. « Un projet sans suivi est un projet mort », a-t-il lancé aux responsables de la SEEG. 3. Rapidité d’exécution Les délais sont devenus une obsession présidentielle. Lors de chaque visite, le même mot d’ordre : « Accélérer sans bâcler ». Les entreprises retardataires sont rappelées à l’ordre sur place, les plus performantes publiquement félicitées.
L’homme des grands travaux : Ce suivi personnel des chantiers n’est pas une mise en scène. Il traduit la colonne vertébrale de la présidence Oligui Nguema : la politique du bâtisseur. Pour le Chef de l’État, les infrastructures sont la preuve tangible du changement. Une route livrée, un hôpital équipé, un compteur posé valent mieux que mille discours. « Je ne gouverne pas depuis un bureau climatisé », a-t-il confié à des ouvriers sur le chantier de la voie express. « Le Gabon se construit dans la poussière, sous le soleil. C’est là que je dois être. »
Un signal à toute l’administration : En s’impliquant personnellement, le président envoie un message clair à l’ensemble du gouvernement et aux administrations : l’ère de la délégation passive est terminée. Chaque ministre, chaque directeur général sait que le Chef de l’État peut contrôler lui-même l’état d’avancement des projets. À un an de pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema assume pleinement son image d’homme de terrain. Pendant que les bilans ministériels s’empilent sur les bureaux de la Vice-présidence, lui compile ses propres constats, au milieu des bétonnières et des grues. Le prochain remaniement se jouera peut-être moins dans les salons de Libreville que sur les chantiers qu’il arpente sans relâche.
