Flotte maritime fantôme: Libreville a rompu avec Intershipping Services
Sur fond de violation des restrictions américaines et de risque de sanctions internationales, le gouvernement gabonais passe à l'offensive.
L e Gabon a résilié le contrat qui le liait à Intershipping Services LLC parce que Libreville estime que la société a accumulé de graves manquements contractuels ayant perturbé le registre maritime national et nui aux intérêts de l’État. La décision, actée en Conseil des ministres le 30 avril 2026, intervient dans un contexte de fortes critiques liées à l’usage du pavillon gabonais par des navires associés à la « flotte fantôme » russe et à une pression internationale croissante.
Les raisons avancées par Libreville Selon les éléments publiés, les autorités reprochent à Intershipping le non-respect de ses obligations de gestion du registre international des navires, au point de compromettre son bon fonctionnement. Le gouvernement veut aussi reprendre le contrôle direct d’un secteur jugé stratégique, après des dérives qui auraient fragilisé la crédibilité du pavillon gabonais.
Un dossier devenu sensible Le contrat, signé en septembre 2018, confiait à Intershipping l’immatriculation et le suivi administratif des navires battant pavillon gabonais. Mais la gestion externalisée a été critiquée pour son manque de contrôle effectif, dans un dossier où plusieurs navires auraient servi à contourner des sanctions internationales, exposant le Gabon à un risque d’image et de conformité.
Le gouvernement gabonais a mis fin au contrat liant l’État à Intershipping Services LLC, société chargée de la gestion du registre international des navires battant pavillon gabonais. Réuni le 30 avril 2026, le Conseil des ministres a justifié cette rupture par de « graves manquements contractuels », estimant que l’entreprise n’avait pas respecté ses obligations, au détriment du bon fonctionnement du registre et des intérêts de l’État.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions autour de la « flotte fantôme » russe, plusieurs navires ayant utilisé le pavillon gabonais pour contourner les sanctions occidentales. Sous pression internationale, Libreville entend désormais reprendre la main sur un secteur stratégique afin de restaurer la crédibilité du pavillon national et renforcer le contrôle administratif des immatriculations.
