Affaire Bilie-By-Nze : Des ombres accusent, Nzouba-Ndama jette la lumière
Guy Nzouba‑Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale du Gabon, a décidé de rompre un long silence pour répondre frontalement aux rumeurs l’impliquant dans l’arrestation de l’ancien Premier ministre Alain‑Claude Bilie‑By‑Nze.
D ans un ton ferme mais mesuré, il rejette toute forme de manipulation, affirmant n’avoir joué aucun rôle dans cette affaire judiciaire et politique qui secoue actuellement Libreville.
« Aucune main cachée » : L’ancien parlementaire explique que son retrait des plateaux et réseaux sociaux relevait d’un choix stratégique, estimant que toutes les réactions publiques ne servent pas forcément la clarté dans un contexte politique déjà tendu. Il ajoute que les services de renseignement et de justice disposent déjà des éléments nécessaires à leur enquête, ce qui rend « illogique » de penser qu’il aurait pu influencer une opération aussi encadrée que l’arrestation de Bilie‑By‑Nze.
Relations apaisées, arrière‑pensées absentes : Sur sa relation avec Alain‑Claude Bilie‑By‑Nze, Nzouba‑Ndama reconnaît des échanges réguliers, qualifiés de « normaux » et dépourvus de conflit majeur. Il insiste sur le fait que leurs rencontres se situent dans un cadre politique classique, sans aucune « arrière‑pensée » ni accord secret, raillant au passage les lectures conspirationnistes qui se multiplient dans les milieux militants.
Une leçon contre les calomnies : À l’adresse de certains activistes qui l’ont directement ou indirectement accusé d’être un « indicateur » du pouvoir, Nzouba‑Ndama dénonce des allégations « infondées » et sans preuve. Il rappelle n’avoir jamais été l’« indicateur de qui que ce soit » et appelle à plus de responsabilité dans le débat public, dénonçant un climat où la rumeur l’emporte parfois sur les faits et les procédures.
Un appel à la sobriété des mots : En conclusion, l’ancien président de l’Assemblée nationale met en garde contre un environnement politique où la suspicion se substitue à la vérification. « Il faut respecter les faits, les procédures et la crédibilité des institutions », martèle‑t‑il, envoyant, sans les nommer, un message clair à ceux qui instrumentalisent son nom pour servir leurs propres récits dans l’affaire Bilie‑By‑Nze.
