Multiplication des séminaires de formation des parlementaires : Panacée ou gaspillage d'argent public ?
L'Assemblée nationale a inauguré ce lundi 27 avril 2026 un séminaire de deux jours sur la légistique, les techniques d'amendement et l'éthique parlementaire, présidé par l'Honorable Michel Régis ONANAGA NDIAYE.
O rganisé avec International IDEA dans le cadre du renouveau de la Ve République, cet événement réunit députés, sénateurs et fonctionnaires pour améliorer la production législative et les pratiques déontologiques.
Il s'inscrit dans une vague croissante de formations, comme celle du 1er avril 2026 sur le plan national de développement.
Contexte de multiplication : Ces initiatives se multiplient en Côte d'Ivoire et ailleurs en Afrique francophone pour renforcer les capacités post-réformes institutionnelles. Des partenaires comme l'APF organisent des séminaires réguliers depuis plus de dix ans, ciblant parlements en consolidation démocratique ou commissions spécifiques. En 2026, des ateliers sur la gouvernance sécuritaire et la santé mentale illustrent cette tendance, avec des sessions théoriques et pratiques.
Arguments en faveur : Ces formations dotent les parlementaires d'outils pour une meilleure rédaction législative, amendements efficaces et respect éthique, élevant la qualité des lois. Elles favorisent les échanges d'expériences internationales, comme avec International IDEA, et consolident le soutien aux élus via des fonctionnaires formés. Résultat : débats plus pertinents et gouvernance renforcée, comme vu dans les ateliers sur la réforme policière.
Arguments en défaveur : Le foisonnement risque un "embolie" du travail parlementaire par surcharge, fragmentant les groupes et diluant les ressources allouées. Les coûts, couverts par l'enveloppe parlementaire (frais de formation inclus), posent question sur un potentiel gaspillage public, sans évaluation systématique d'impact. Critiques soulignent aussi un risque de déconnexion si les sessions détournent des priorités locales.
En fin, un trop plein de formation donne l'impression que les parlementaires s'ennuie alors que leurs fonctionnements ne se limitent pas aux votes des lois car ils ont aussi des prérogatives de contrôle de l'action gouvernementale et le pouvoir d’investigation dans le cadre de commission d'enquête qu' ils exercent trop peu.
