Mega-market de la CEAG: Satisfaction mitigée
Les consommateurs gabonais ont accueilli avec intérêt, mais aussi avec prudence, le “Méga marché” lancé par la Centrale d’achat du Gabon à Angondjé.
S i beaucoup ont salué la baisse visible de certains prix, d’autres ont relevé des ruptures sur des produits jugés essentiels, preuve que l’opération doit encore faire ses preuves dans la durée
Un accueil globalement favorableDès l’ouverture, l’affluence a été forte au stade d’Angondjé, signe d’une attente réelle face à la vie chère. Selon la CEAG, cette mobilisation montre qu’“une population gabonaise souffre” et cherche des prix plus bas pour les produits de première nécessité.
Plusieurs sources ont aussi relevé des écarts de prix jugés intéressants, comme le sac de riz de 44 kg proposé à 20 000 FCFA contre 25 000 FCFA ailleurs. Des critiques sur l’offre L’adhésion n’a toutefois pas été unanime. Des consommateurs ont pointé l’absence de certains produits de base, notamment le savon, ce qui a tempéré l’enthousiasme initial.
Autre réserve, la pérennité des prix annoncés reste une inconnue, car une opération de lancement ne garantit pas à elle seule une stabilité durable sur le marché. Pistes d’amélioration Pour renforcer l’impact du dispositif, la CEAG pourrait élargir rapidement la gamme de produits disponibles, afin d’éviter les frustrations liées aux ruptures sur les articles essentiels. Elle gagnerait aussi à communiquer de façon plus régulière sur les prix de référence, les stocks et les points de vente labellisés, notamment via les QR codes déjà annoncés.
Enfin, la réussite passera par un suivi logistique serré, l’extension du réseau au-delà du Grand Libreville et des mécanismes de contrôle pour éviter la spéculation ou la fraude.
Enjeu économique Au-delà du succès d’un jour, le véritable test sera celui de la durée. La CEAG veut s’imposer comme un outil de régulation des prix dans un pays très dépendant des importations alimentaires, mais sa crédibilité dépendra de sa capacité à maintenir des tarifs bas, une offre complète et un approvisionnement régulier. En clair, les consommateurs attendent moins un événement qu’un changement concret et durable dans leur panier de courses.
