Gabon-France : prolongation du partenariat de défense
Libreville et Paris ont renforcé leur coopération militaire à travers la signature d’un protocole d’accord prolongeant le traité de défense du 24 février 2010, un cadre juridique qui organise depuis 2010 le partenariat de défense entre les deux États.
E n marge de la réunion plénière du G7+ des Amis du golfe de Guinée, la ministre d’État gabonaise chargée de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, et son homologue française, Catherine Vautrin, ont également acté un renforcement du partenariat entre les deux capitales.
Sur le plan opérationnel, ce type d’accord consolide la coopération en matière de formation, d’échanges d’expertise, d’interopérabilité des forces et de soutien au renforcement des capacités, conformément à l’esprit du traité de 2010 qui faisait de la montée en puissance des capacités opérationnelles gabonaises un objectif central. Le texte de référence prévoyait aussi un comité de suivi, une coopération ouverte à une dimension multilatérale et un cadre plus transparent pour les activités de défense, ce qui facilite la coordination entre administrations et états-majors.
Pour le Gabon, l’intérêt est double : améliorer la sécurité nationale et maritime tout en bénéficiant d’un appui technique pour la formation, la surveillance et la réponse aux menaces régionales, notamment dans le golfe de Guinée où persistent piraterie, pêche illicite et trafics. Pour la France, la prolongation du partenariat permet de maintenir un ancrage stratégique en Afrique centrale, de soutenir la stabilité d’une zone maritime clé pour les routes commerciales et de préserver un dispositif de coopération militaire conforme à sa doctrine de partenariat rénové.
Au-delà de l’aspect strictement militaire, ce contrat présente un avantage diplomatique : il confirme la continuité d’un dialogue de défense de haut niveau entre Libreville et Paris dans un contexte régional marqué par des risques sécuritaires croissants. Il s’inscrit ainsi dans une logique de sécurisation des espaces maritimes, de montée en compétence des forces locales et de coopération structurée au service des intérêts stratégiques des deux pays.
