Passeports et CNI bloqués : l’État lance une commission de régularisation
Une initiative pour accélérer le traitement des dossiers en souffrance et rétablir les droits des usagers
À Libreville, les autorités judiciaires enclenchent une réponse structurée pour résoudre les nombreux litiges liés à la nationalité et à l’identification civile.
Sous l’impulsion du ministre de la Justice, Augustin Emane, une commission administrative dédiée sera prochainement mise en place afin de traiter les dossiers en suspens, notamment ceux relatifs aux passeports et aux cartes nationales d’identité (CNI). Cette initiative fait suite à une réunion stratégique tenue le 1er avril 2026 avec le directeur général de la Documentation et de l’Immigration, Théophile Ndounda Leboussi.
Ce dispositif exceptionnel repose sur une base légale solide, conformément à l’article 84 de l’ordonnance n°0004/PR/2026 portant Code de la nationalité gabonaise. Composée de 20 membres et dotée d’un mandat d’un an renouvelable, la commission aura pour mission d’examiner et de régulariser des milliers de situations administratives complexes. L’objectif est de corriger les dysfonctionnements observés dans la gestion des actes d’état civil et de sécuriser juridiquement les statuts des citoyens concernés.
Au-delà de l’enjeu administratif, cette réforme revêt une portée sociale majeure. Elle vise à garantir les droits fondamentaux des usagers confrontés à des blocages persistants, tout en désengorgeant les services compétents. En misant sur la célérité et la rigueur juridique, les pouvoirs publics entendent restaurer la confiance dans les institutions et apporter une réponse concrète à une problématique devenue centrale pour la cohésion nationale.
