Lycée Mitzic : des travaux au point mort
Près de deux ans après l’annonce officielle, les travaux de réhabilitation et de sécurisation de l’établissement n’ont pas débuté, suscitant frustration et inquiétude
A nnoncés en grande pompe en mai 2024, les travaux de construction de la barrière et de réhabilitation des logements enseignants du Lycée Moïse Nkoghe Mve de Mitzic tardent à démarrer. Initialement prévus sur 12 mois, ces chantiers restent invisibles sur le terrain près de vingt-deux mois plus tard. Cette situation alimente incompréhension et scepticisme au sein des élèves, des parents et du personnel éducatif, qui s’inquiètent pour la sécurité et les conditions d’apprentissage.
Annoncés en grande pompe en 2024, les travaux du Lycée Moïse Nkoghe Mve de Mitzic peinent toujours à voir le jour. Le 26 mai 2024, sous l’impulsion du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), l’Association Ossimane, aujourd’hui devenue Association Pensée Patriotique, procédait à la pose officielle de la première pierre pour la construction de la barrière de l’établissement et la réhabilitation des logements des enseignants. Présentée comme le lancement d’un chantier devant s’étendre sur une durée globale de 12 mois, cette initiative avait suscité espoir et enthousiasme auprès des élèves, des parents et du personnel éducatif.
Mais près de vingt-deux mois plus tard, le constat est sans appel. Sur le terrain, aucune trace effective de travaux n’est visible. Ni fouilles, ni début de chantier n’ont été observés, alors même que les délais annoncés 12 mois pour les logements et 9 mois pour la barrière sont largement dépassés. Ce décalage entre les annonces officielles et la réalité alimente aujourd’hui incompréhension et scepticisme au sein de la communauté éducative.
Face à cette situation, le malaise est perceptible : les élèves expriment leur indignation, les parents leur déception, tandis que l’administration de l’établissement reste discrète. Au-delà des promesses, c’est la question de la sécurité et des conditions d’apprentissage qui demeure posée. Entre effets d’annonce et absence de concrétisation, la première pierre posée en 2024 semble toujours attendre le véritable début des travaux, laissant planer le doute sur l’aboutissement de ce projet pourtant attendu.
